Tchad–Émirats arabes unis : une coopération agissante au service du développement

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Tchad–Émirats arabes unis : une coopération agissante au service du développement

La coopération entre le Tchad et les Émirats arabes unis connaît une dynamique de plus en plus visible. Elle ne se limite plus aux échanges diplomatiques, mais se traduit désormais par des appuis concrets dans des secteurs essentiels comme la santé, l’enseignement supérieur, l’énergie, l’action humanitaire, la sécurité publique et le développement social.

La réception officielle de 50 bus et 50 ambulances, offerts par les Émirats arabes unis au Gouvernement tchadien, illustre cette coopération agissante. La cérémonie de réception des ambulances s’est tenue à la Place de la Nation, en présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, et du chargé d’affaires de l’Ambassade des Émirats arabes unis au Tchad. Selon le donateur, ces moyens roulants visent à renforcer les capacités opérationnelles du pays dans les domaines de la santé, de l’enseignement supérieur et de la sécurité publique.

Dans l’enseignement supérieur, les 50 bus destinés aux étudiants devraient contribuer à améliorer les conditions de transport. Dans plusieurs villes, les étudiants font face à des difficultés de déplacement liées au coût du transport, à l’éloignement des établissements et à l’insuffisance des moyens disponibles. Ce don permettra donc de faciliter la mobilité quotidienne, de réduire certaines contraintes et d’offrir un meilleur confort aux étudiants.

Dans le secteur de la santé, les 50 ambulances constituent un appui important pour les évacuations sanitaires et la prise en charge des urgences. Elles viennent compléter d’autres actions déjà menées par les Émirats arabes unis au Tchad, notamment l’envoi d’équipements médicaux, l’appui aux structures sanitaires et le soutien aux populations vulnérables.

La coopération sanitaire entre les deux pays s’est également illustrée à travers l’hôpital de campagne d’Amdjarass, financé par les Émirats arabes unis pour assister les réfugiés soudanais et les populations locales. Selon l’agence officielle émiratie WAM, cet hôpital a accueilli des milliers de cas et assuré des opérations chirurgicales depuis son inauguration, dans un contexte marqué par l’afflux de réfugiés soudanais à l’est du Tchad.

À cela s’ajoute un projet hospitalier majeur soutenu par les Émirats arabes unis, évalué à environ 37,7 millions de dollars, soit plus de 21 milliards de FCFA. Ce projet vise à renforcer l’accès aux soins et à doter le pays d’infrastructures sanitaires modernes.

Sur le plan énergétique, les Émirats arabes unis apparaissent aussi comme un partenaire stratégique. Les discussions bilatérales portent notamment sur des investissements dans le secteur de l’énergie, dont des projets liés à une centrale thermique et à l’amélioration de l’offre énergétique nationale. Cet axe s’inscrit dans le cadre du Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 », qui vise à soutenir la transformation économique du pays.

Le forum d’investissement organisé à Abu Dhabi en novembre 2025 a marqué une étape importante dans cette stratégie. Le Tchad y a présenté son plan de développement et cherché à mobiliser des partenaires financiers et techniques pour accompagner ses projets prioritaires. Plusieurs sources évoquent des engagements financiers importants autour de ce programme, avec des accords signés impliquant notamment des acteurs émiratis.

L’action humanitaire constitue un autre pilier de cette coopération. Les Émirats arabes unis ont apporté un soutien aux réfugiés soudanais accueillis au Tchad, notamment à travers l’aide médicale, l’aide alimentaire et des projets sociaux dans les zones affectées par la crise soudanaise. Dans un contexte régional instable, cet appui contribue à renforcer la capacité du Tchad à répondre à des urgences humanitaires importantes.

Les échanges bilatéraux mentionnent également des initiatives dans l’éducation, les bourses, les formations et la sécurité publique. Ces domaines sont essentiels pour accompagner le développement du capital humain, renforcer les compétences nationales et soutenir les institutions publiques.