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Tchad : face à l'urgence climatique, la jeunesse exige des actes concrets

Au Tchad, le gouvernement et l'UNICEF ont officialisé une déclaration pour intégrer les jeunes et les enfants au cœur de l'action climatique, répondant à une exigence de mesures concrètes.

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Tchad : face à l'urgence climatique, la jeunesse exige des actes concrets

Par Khadidja Oumar Abdoulaye

Le gouvernement tchadien et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) ont procédé, ce 29 octobre 2026 à N’Djaména, à la signature officielle de la Déclaration sur les enfants, les jeunes et l’action climatique. Cet engagement vise à renforcer la participation des jeunesses aux décisions environnementales et à mieux protéger les mineurs face aux conséquences des bouleversements climatiques.

Face à la multiplication des sécheresses, des inondations et aux difficultés d’accès à l’eau, les enfants et les jeunes tchadiens réclament le passage de la sensibilisation à l'action. Réunis dans la capitale, ils appellent à des engagements tangibles pour préserver leur avenir.

Intervenant lors de la rencontre à l’hôtel Radisson Blu, le ministre de l’Environnement et de la Pêche, Hassan Bachir Djamouss, a rappelé que les effets du climat pèsent déjà lourdement sur la vie quotidienne des familles. Dégradation des terres, perturbations agricoles et inondations fragilisent les moyens de subsistance, exposant particulièrement les enfants dans leur santé, leur alimentation et leur scolarité.

Faire des jeunes des acteurs à part entière de la lutte climatique constitue un enjeu majeur, selon le ministre, qui insiste sur leur nécessaire contribution à la recherche de solutions adaptées.

La mobilisation des associations, actives dans les 23 provinces du pays, représente un levier essentiel. Le représentant de l’UNICEF au Tchad, Luciano Calestini, a salué cet engagement, rappelant qu'environ 470 organisations locales et ONG œuvrent sur ces enjeux, tandis qu'un réseau spécifique rassemble près de 64 structures représentant environ 250 000 jeunes.

Pour les jeunesses, cette participation ne saurait se limiter aux campagnes de communication. Elles exigent l'intégration de leurs propositions dans les politiques publiques, soutenues par des ressources suffisantes et des mécanismes d'évaluation rigoureux.

Pour Mbaïramadji Djingamyo, de la Plateforme nationale des jeunes sur l’action climatique, les menaces climatiques dépassent le cadre strictement environnemental pour frapper l'éducation et la survie des familles.

La cérémonie, rythmée par une prestation de slam, a illustré la force de l'expression artistique et citoyenne. Désormais, le véritable défi réside dans la traduction de ces engagements en politiques durables et mesurables, car protéger le climat revient à protéger l'enfance.

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