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Tchad : flambée de dengue et saturation des hôpitaux à N'Djamena

Une épidémie de dengue frappe cinq provinces du Tchad, recensant près de 3 000 cas suspects. La capitale N'Djamena concentre l'essentiel des cas confirmés et fait face à une saturation des structures hospitalières.

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Tchad : flambée de dengue et saturation des hôpitaux à N'Djamena
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Une épidémie de dengue sévit actuellement au Tchad. Déclarée au début du mois d'octobre 2026, elle touche désormais cinq provinces du pays, dont celles du Batha et de la ville de N'Djamena, où la situation sanitaire se détériore rapidement.

Près de 3 000 cas suspects recensés

Selon les derniers chiffres communiqués par le Ministère de la santé et actualisés à la mi-octobre, le pays déplore **2 929 cas suspects** et **213 cas confirmés**, pour un total de **7 décès** enregistrés. Le foyer initial de l'épidémie avait été identifié dans le camp de réfugiés de Kounougou, situé dans la province du Wadi Fira, dans l'est du pays.

Cependant, la transmission active se concentre aujourd'hui principalement dans la capitale. Sur les 213 cas confirmés au niveau national, 173 proviennent de N'Djamena, soit environ 81 % du total.

Les structures hospitalières submergées

Face à l'afflux de malades dans la capitale, les hôpitaux sont actuellement submergés. Les acteurs de terrain signalent également une probable sous-notification des cas ainsi que des décès survenus directement au sein de la communauté, ce qui laisse redouter un impact réel supérieur aux bilans officiels.

Mobilisation nationale et internationale

Face à l'ampleur de la crise, les gouvernements et les Sociétés nationales ont formulé des demandes d'assistance internationale. La Croix-Rouge du Tchad (CRT), aux côtés des volontaires locaux, a déployé des actions de communication pour le changement de comportement (CREC), axées sur la promotion de la santé, de l'hygiène et des premiers secours au sein des populations touchées.

Des réunions de coordination régulières se tiennent entre le mouvement humanitaire, le Ministère de la santé et divers partenaires techniques et financiers. Par ailleurs, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévu de doter le ministère de kits de diagnostic, tandis que l'UNICEF s'est engagé à appuyer les activités de sensibilisation.

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