Tchad : inondations à Mongo, la première pluie de la saison plonge le secteur 6 dans le chaos
La première pluie de la saison à Mongo a causé des inondations dans le secteur 6, exacerbant la colère des habitants face à des travaux de bitumage inachevés.
Par Saleh Hassane Rahma
La ville de Mongo, chef-lieu de la province du Guéra, a connu le dimanche 17 mai 2026 sa première pluie de la saison. Si cette précipitation tant attendue a suscité un sentiment de soulagement dans bien des foyers, elle a rapidement tourné au cauchemar pour les habitants du secteur 6, dont les quartiers ont été submergés par les eaux en quelques heures à peine.
En cause, la configuration naturelle du terrain, conjuguée à des travaux de bitumage inachevés.
Les eaux de pluie, prenant leur source à l'ouest, depuis les hauteurs de la montagne, dévalent naturellement vers l'est en suivant la pente du relief. Sur leur trajectoire, le grand axe routier en cours de bitumage fait office de véritable barrage, bloquant l'écoulement normal des eaux, et provoquant leur accumulation massive dans les zones basses du secteur 6.
Les conséquences sont les déplacements rendus quasi impossibles. Des familles entières se sont retrouvées piégées chez elles, impuissantes face à la montée des eaux.
Face à cette situation, la population du secteur 6 n'a pas tardé à exprimer son vif mécontentement. Les habitants dénoncent avec amertume l'état d'avancement des travaux de bitumage, dont l'interruption, faute d'achèvement, a transformé un chantier de modernisation en source de vulnérabilité pour tout le quartier.
Beaucoup s'interrogent sur les délais de livraison des travaux et réclament des mesures d'urgence pour prévenir de nouvelles inondations, à l'heure où la saison des pluies ne fait que commencer.
Les autorités compétentes sont interpellées afin de prendre toutes les dispositions nécessaires pour achever les travaux dans les meilleurs délais, et surtout prévoir des ouvertures ou canaux de drainage permettant à ces eaux de continuer leur course naturelle vers l'est, sans plus menacer les habitations et la quiétude des populations riveraines.