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Tchad : la digitalisation des finances publiques au cœur de la loi de finances 2026

Portée par la loi de finances 2026, la digitalisation des finances publiques au Tchad s'accélère à travers la facturation électronique, l'interconnexion des régies et le télépaiement.

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Tchad : la digitalisation des finances publiques au cœur de la loi de finances 2026

Parmi les événements marquants du premier trimestre 2026 figure l'entrée en vigueur effective de la loi de finances 2026, qui accélère un chantier stratégique pour l'État tchadien : la digitalisation des finances publiques. Trois leviers structurent cette réforme : la facturation électronique, l'interconnexion des régies financières et la généralisation du télépaiement obligatoire.

Trois piliers d'une modernisation attendue

La facturation électronique vise à sécuriser et à fiabiliser les transactions soumises à la TVA, en réduisant les risques de fraude et en facilitant le contrôle fiscal. L'interconnexion des régies doit permettre une meilleure circulation de l'information entre les différentes administrations chargées de la collecte des recettes publiques, un enjeu central pour limiter les pertes et améliorer le pilotage budgétaire. Enfin, la généralisation du télépaiement obligatoire facilite le règlement des impôts, taxes et redevances par les contribuables, tout en réduisant la manipulation d'espèces au sein de l'administration.

Une réforme en phase avec la trajectoire budgétaire du pays

Cette accélération numérique intervient à un moment charnière pour les finances publiques tchadiennes. Au premier trimestre 2026, les recettes hors pétrole progressent déjà de 26,7 % en glissement annuel, un signe que l'élargissement de l'assiette fiscale et l'amélioration du recouvrement commencent à porter leurs fruits. Cette dynamique doit beaucoup au contexte plus large du programme FEC-FMI, dont les avancées ont été saluées en mars 2026 par la confirmation de la note souveraine du pays à « B- » par Standard & Poor's.

Un enjeu de gouvernance à moyen terme

Au-delà du seul aspect technique, cette réforme s'inscrit dans une volonté plus large de renforcement de la gouvernance des finances publiques. Elle intervient alors que les besoins de financement de l'État restent importants, notamment pour soutenir l'investissement public, dont les financements extérieurs ont reculé de 32 % entre le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. La réussite de cette transition numérique sera scrutée de près, tant par les partenaires techniques et financiers du Tchad que par les citoyens et les entreprises appelés à s'adapter à ces nouveaux outils.

Source : Note de conjoncture du premier trimestre 2026, Ministère des Finances, du Budget, de l'Économie, du Plan et de la Coopération internationale.

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