Tchad : la glace, solution inattendue pour le « Bili-Bili » sous 40°C
À Ndjamena, la glace devient essentielle pour préserver la qualité du « bili-bili », une boisson traditionnelle, face aux températures extrêmes. Les productrices s'adaptent pour maintenir leur activité.
Par Barra Lutter
La hausse des températures bouleverse les habitudes des productrices de boissons traditionnelles. Face aux fortes chaleurs qui menacent la qualité de leur production, certaines vendeuses de « bili-bili » ont trouvé une solution inattendue : l’utilisation de la glace.
Boisson alcoolisée traditionnelle très consommée dans certains quartiers de Ndjamena, le « bili-bili » est généralement fabriqué à base de mil fermenté. Mais avec les températures élevées, le processus de fermentation devient plus difficile à maîtriser, obligeant les productrices à s’adapter pour éviter la dégradation du produit.
Dans certains quartiers de la capitale, les vendeuses n’hésitent plus à recourir à la glace pour conserver la fraîcheur du mélange et stabiliser la fermentation. Une méthode artisanale qui permet de maintenir la qualité de la boisson malgré les conditions climatiques extrêmes.
**Le témoignage d’Adeline**
Vendeuse de « bili-bili », Adeline explique son quotidien sous cette chaleur intense :
« Avec la chaleur, le « bili-bili » tourne vite. On est obligées d’utiliser de la glace pour garder la qualité et éviter que la boisson ne se gâte. Ce n’est pas facile, mais on n’a pas le choix. »
Pour elle, cette adaptation est devenue indispensable pour continuer à exercer son activité et répondre à la demande des clients.
**Entre adaptation et contraintes climatiques**
Cette pratique illustre les défis auxquels font face les petites productrices locales, dans un contexte de changement climatique et de hausse des températures. Sans moyens techniques modernes, elles développent des solutions simples mais efficaces pour préserver leurs revenus.