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Tchad : la presse centrafricaine s’interroge sur le sort du général Abdoulaye Miskine

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Tchad : la presse centrafricaine s’interroge sur le sort du général Abdoulaye Miskine

La récente grâce présidentielle accordée au Tchad à plusieurs personnalités politiques, dont l’ancien Premier ministre et opposant Succès Masra, relance en République centrafricaine les interrogations autour du sort de Martin Koumtamadji, plus connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine.

Le 14 août 2026, le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a accordé une grâce présidentielle à Succès Masra, qui avait été condamné en août 2025 à vingt ans de prison. Cette décision a été perçue comme un geste politique d’apaisement.

Mais du côté de la presse centrafricaine, cette mesure remet sur le devant de la scène le cas d’Abdoulaye Miskine. Le Quotidien de Bangui s’interroge notamment sur l’absence de ce dernier parmi les bénéficiaires des mesures de clémence et évoque sa longue détention au Tchad.

Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine, est le fondateur et ancien chef du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). Les Nations unies indiquent qu’il a été arrêté à N’Djamena en 2019. Un rapport du Conseil de sécurité publié en mai 2023 signalait encore que Miskine et trois de ses associés demeuraient détenus au Tchad.

La presse centrafricaine affirme aujourd’hui que sa détention dure depuis près de sept ans et s’inquiète de son état de santé, qu’elle décrit comme préoccupant. Elle réclame davantage de transparence sur ses conditions de détention et demande aux autorités tchadiennes d’examiner son dossier, voire d’envisager sa libération ou son transfert vers la République centrafricaine. Ces affirmations concernant son état de santé et ses conditions actuelles de détention n’ont toutefois pas pu être confirmées de manière indépendante.

Le dossier Miskine est ancien et complexe. Dès décembre 2019, les autorités centrafricaines indiquaient que Bangui et N’Djamena étudiaient les possibilités judiciaires concernant son cas. À l’époque, des responsables centrafricains évoquaient notamment des faits qui lui étaient reprochés au Tchad ainsi que l’éventualité d’une procédure devant une juridiction internationale.

La grâce accordée à Succès Masra ravive ainsi une question qui demeure sans réponse publique claire : quel avenir judiciaire les autorités tchadiennes réservent-elles à Abdoulaye Miskine ? Pour une partie de la presse centrafricaine, son maintien prolongé en détention nécessite désormais des explications sur sa situation juridique, ses conditions de détention et les perspectives d’un éventuel procès, d’une extradition ou d’une autre issue judiciaire.

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