Tchad : la vie d'un réparateur réduite en cendres après un incendie dévastateur
Un incendie a détruit la maison d'Alexis Bona, technicien de 30 ans, laissant sa famille sans ressources. Un court-circuit serait à l'origine du sinistre, qui n'a heureusement fait aucune victime.
Par Elwood Dk
Sarh - Le lundi 3 août 2026, une fournaise dévastatrice s'est abattue sur le foyer d'Alexis Bona, âgé de 30 ans, un jeune technicien réputé pour ses talents de réparateur d'amplificateurs, d'écrans, de téléphones et d'électroménagers, réduisant tout en un amas de cendres fumantes.
Un court-circuit électrique serait à l'origine de ce brasier d'une violence inouïe, qui n'a laissé aucune chance aux victimes impuissantes, malgré le courage des voisins et l'intervention des sapeurs-pompiers.
Dans ce petit matin d'ordinaire paisible, la stupeur a saisi le quartier tout entier. Époux et père d'un jeune enfant, Alexis Bona a assisté, impuissant, à la disparition de ses rêves, de ses outils et de son toit, engloutis en quelques poignées de minutes par les langues de feu. Les riverains, alertés par le crépitement sinistre et la fumée épaisse, ont formé une chaîne solidaire de seaux et de courage, mais leurs efforts conjugués n'ont pu sauver que des ruines.
Le technicien, absent au moment du drame, avoue ne pas comprendre comment le feu a pu embraser sa vie. Les premières constatations évoquent un défaut électrique, mais le doute l'habite encore, plus prompt à chercher des explications qu'à tourner la page. Sa parole est fragile, suspendue entre le choc et l'incrédulité.
Le bilan est un crève-cœur. Des écrans patiemment réparés, prêts pour leurs propriétaires, des téléphones portables, des amplificateurs de puissance, réfrigérateurs, ordinateurs, les effets personnels de toute une famille, et même 100 000 FCFA, tout a été dévoré par l'incendie. Le seul et fragile réconfort reste dans la chance inouïe qu'aucune vie n'ait été fauchée.
Désormais sans toit ni ressources, Alexis Bona se tourne avec ferveur vers la générosité des cœurs bienveillants. Perdu et poignant, il murmure : « Je ne sais même pas où aller me réfugier avec ma famille », appelant une solidarité qui pourrait l'aider à renaître des braises. Son avenir, comme celui de sa femme et de son enfant, dépend désormais d'un élan collectif, d'une main tendue pour reconstruire l'indicible et tourner enfin, une bonne fois.
