Tchad : l'abandon alarmant du cimetière de Lamadji

Le cimetière de Lamadji au Tchad, en proie à l'abandon, suscite indignation. Tombes effondrées, déchets, et négligence appellent à une action urgente pour restaurer dignité et respect.

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Tchad : l'abandon alarmant du cimetière de Lamadji

Par Idriss Abdelkerim

Le cimetière de Lamadji, dernière demeure de milliers de Tchadiens, présente aujourd'hui un visage qui suscite indignation et tristesse. Entre les herbes envahissantes, les déchets abandonnés et l'absence d'entretien, ce lieu de recueillement semble sombrer dans l'oubli.

À chaque saison des pluies, la situation devient encore plus alarmante. Sous l'effet des fortes précipitations, de nombreuses tombes s'effondrent ou se fissurent, exposant les sépultures à de graves dégradations.

Les familles, déjà éprouvées par la perte de leurs proches, reviennent parfois pour découvrir des tombes détruites ou difficilement reconnaissables.

Cette réalité soulève une question essentielle : qui est responsable de l'entretien du cimetière de Lamadji ? Pourquoi un lieu aussi symbolique est-il laissé dans un tel état de négligence ? Dans la culture tchadienne, le respect des morts est une valeur profondément ancrée.

L'abandon d'un cimetière ne traduit pas seulement un manque d'entretien, mais aussi un manque de considération pour la mémoire de ceux qui nous ont précédés et pour les familles qui viennent s'y recueillir. Un peuple qui oublie de préserver la dignité de ses cimetières risque aussi d'oublier le respect de son histoire et de ses valeurs.

Les morts n'ont plus de voix, mais l'état de leurs tombes parle à leur place. Il est urgent que les autorités compétentes, les collectivités locales et les citoyens unissent leurs efforts afin de restaurer la propreté, la sécurité et la dignité du cimetière de Lamadji.

Honorer les morts, c'est aussi honorer les vivants et transmettre aux générations futures le sens du respect et de la responsabilité.