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Tchad : l’ACST et l’AUF clôturent un séminaire clé pour la pédagogie universitaire en santé

L'ACST et l'AUF ont clôturé un séminaire de trois jours dédié à la pédagogie universitaire en santé, visant à moderniser les méthodes d'enseignement et à améliorer la formation des futurs professionnels au Tchad.

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Tchad : l’ACST et l’AUF clôturent un séminaire clé pour la pédagogie universitaire en santé

Par Khadidja Oumar Abdoulaye

L’Association des chercheurs en sciences pour la santé au Tchad (ACST), en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), a clôturé ce lundi 12 octobre 2026 un séminaire consacré à la pédagogie universitaire, organisé du 10 au 12 octobre. Cette rencontre a réuni des chercheurs et des enseignants-chercheurs autour des méthodes d’enseignement, de l’évaluation des apprentissages et des pratiques pédagogiques dans les établissements d’enseignement supérieur.

Au terme de ces trois jours de travaux, les participants sont invités à appliquer les connaissances acquises dans leurs structures respectives, afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de la formation universitaire au Tchad.

Intervenant lors de la clôture, le Dr Leita Sarkis Beroh, endocrinologue-diabétologue au Centre hospitalier universitaire (CHU) La Renaissance, a rappelé les principaux acquis de cette formation. Selon lui, les participants ont revisité les fondements de la pédagogie universitaire et les théories de l’apprentissage. Ils ont également travaillé sur la construction de syllabus cohérents, l’évaluation des programmes et des étudiants, ainsi que l’amélioration des pratiques d’enseignement.

« Une formation ne vaut que par ce qu’elle change. Son véritable succès se mesurera dans nos amphithéâtres, nos centres de travaux pratiques et nos services hospitaliers », a-t-il souligné, invitant les participants à mettre en œuvre les plans d’action élaborés au cours du séminaire.

Le Dr Leita Sarkis Beroh a également assuré que l’ACST tiendrait compte des recommandations formulées à l’issue de la formation. Il a exprimé le souhait de voir cette initiative ouvrir la voie à des partenariats durables avec l’Université de N’Djamena, notamment à travers la Faculté des sciences de l’éducation, avant de remercier le comité d’organisation, les rapporteurs et l’ensemble des contributeurs.

Exprimant la position de la Faculté des sciences de l’éducation, le Dr Focksia Docksou Nathaniel a salué l’assiduité des participants et la richesse des échanges. Il a insisté sur le fait que la compétence scientifique ne suffit pas à garantir une bonne transmission des savoirs : « Être un excellent clinicien, un excellent chirurgien ou un excellent chercheur ne suffit plus. Il faut également savoir transmettre. »

Il a expliqué que les travaux avaient notamment porté sur la formulation d’objectifs pédagogiques clairs, l’alignement entre les objectifs, les activités d’apprentissage et les évaluations, ainsi que sur les méthodes actives. L’apprentissage par les études de cas, la résolution de problèmes, la simulation et le retour constructif aux étudiants ont également été abordés.

Pour lui, ces approches permettent de passer d’un enseignement centré principalement sur le contenu à une pédagogie davantage orientée vers l’étudiant. Cette évolution est cruciale, notamment dans le domaine de la santé, où la qualité de la formation des futurs professionnels a des répercussions directes sur la prise en charge des patients.

Le représentant du conseil scientifique, Djimadoum Kimassoum, a pour sa part souligné que l’excellence scientifique prend tout son sens lorsqu’elle s’accompagne de la capacité à transmettre. Il a rappelé qu’une carrière universitaire solide repose sur la recherche, la maîtrise de la pédagogie, la conception des enseignements, l’éthique de l'encadrement et l’évaluation.

Saluant la qualité des échanges, il a remercié l’ACST, l’AUF, la Faculté des sciences de l’éducation, le CHU La Renaissance ainsi que les formateurs, tout en exhortant les participants à devenir des relais de cette dynamique dans leurs services et laboratoires.

Au-delà des apports théoriques, cette formation pose la question de leur mise en pratique dans les universités et les structures sanitaires. Pour les organisateurs, l’enjeu est désormais de transformer ces acquis en actions concrètes pour mieux préparer les futurs professionnels de la santé au Tchad.

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