Tchad : le CICR forme les leaders religieux aux convergences entre droit international humanitaire et droit islamique à Abéché
À Abéché, le CICR réunit des imams et des enseignants coraniques pour un atelier axé sur les convergences entre le droit international humanitaire et le droit islamique.
Par Hambali Nassour Ourada
Un atelier de sensibilisation et de diffusion sur les points de convergence entre le Droit international humanitaire (DIH) et le droit islamique s’est ouvert ce lundi 14 septembre 2026 dans les locaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), situés au quartier Goz-Amir dans le 5ᵉ arrondissement d’Abéché.
Cette session réunit des imams, des prédicateurs et des enseignants des centres et complexes coraniques (Khalwas) de la province du Ouaddaï.
À l’ouverture, le représentant du Conseil national des affaires islamiques du Ouaddaï, Ahmat Chérif, a salué cette initiative, estimant qu’elle permettra d’enrichir les connaissances des leaders religieux en matière de protection des personnes.
Le vice-président de la Croix-Rouge du Ouaddaï, Abdoulaye Moussa Abdraman, a quant à lui exprimé sa gratitude envers le CICR. Il a souligné le rôle central des autorités religieuses dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du développement communautaire, en particulier dans une province confrontée à de multiples défis humanitaires tels que les déplacements de populations, les catastrophes et les conflits intercommunautaires.
Le formateur Djidda Mahamat, issu du Conseil national des affaires islamiques du Tchad, a rappelé que le DIH et les enseignements islamiques partagent des valeurs fondamentales communes, parmi lesquelles le respect de la vie humaine, la dignité, la justice et la protection des civils.
En procédant au lancement officiel des travaux, le chef de la sous-délégation du CICR à Abéché, Tarek Selman Zeineddine, a rappelé un principe cardinal du DIH : « Même en temps de guerre, tout n’est pas permis. » Il a invité les participants à faire de cet événement un espace privilégié de dialogue et d’apprentissage mutuel.
À travers cette initiative, le CICR ambitionne d’accroître l’implication des figures religieuses dans la prévention des différends, la tolérance et la diffusion des principes humanitaires au sein des communautés.
Une formation similaire s’est également déroulée à Adré, dans le département de l’Assoungha, au profit des dignitaires locaux. Les travaux se poursuivent actuellement autour des passerelles entre droit humanitaire et jurisprudence islamique.