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Tchad : le déficit pluviométrique menace la campagne agricole à Bohobé (Lac Iro)

Face au déficit pluviométrique qui menace les récoltes dans la sous-préfecture de Bohobé, les autorités locales et les producteurs se mobilisent pour éviter une crise alimentaire.

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Tchad : le déficit pluviométrique menace la campagne agricole à Bohobé (Lac Iro)

Par Elwood Dk

La campagne agricole connaît des difficultés dans la sous-préfecture de Bohobé, en raison de l’insuffisance des pluies. Pour mieux comprendre la situation et recueillir les préoccupations des producteurs, le sous-préfet Doumhassem Gedéon a organisé, samedi 26 septembre 2026, une rencontre dans le canton Marabé.

La réunion a rassemblé les chefs des cantons de Marabé et de Kotongoro, des chefs de villages, des responsables de ferricks, des leaders religieux ainsi que des agents de l’Agence nationale pour le développement rural (ANADER) du Sud-Est.

Avant les échanges, une descente dans plusieurs champs a permis aux participants de constater l’état des cultures. Dans certaines parcelles, le manque d’eau a déjà provoqué le dessèchement des plants. La situation apparaît particulièrement difficile pour certaines cultures, notamment le riz, dont plusieurs parcelles seraient déjà fortement affectées.

Au cours des échanges, les participants ont partagé leurs inquiétudes sur les conséquences possibles de cette situation sur les ménages. La baisse des récoltes pourrait en effet réduire les réserves alimentaires et les revenus des familles agricoles.

Le sous-préfet Doumhassem Gedéon a appelé les populations à la prudence dans la gestion de leurs productions et de leurs revenus. « Nous devons éviter les ventes précipitées des céréales. Il est important de conserver autant que possible les réserves pour faire face aux prochains mois », a-t-il précisé.

Il a également invité les producteurs à diversifier leurs activités et à réfléchir à d’autres moyens de revenus, notamment à travers l’élevage et les cultures de contre-saison. « Même dans les difficultés, chacun doit chercher les possibilités qui peuvent permettre à son ménage de tenir. L’agriculture, l’élevage et les activités de contre-saison doivent être considérés ensemble », a-t-il ajouté.

Les échanges ont également permis aux responsables locaux et aux populations de formuler quelques propositions. Parmi les recommandations figurent l’évaluation de la situation dans chaque village, le suivi des cultures encore disponibles et la remontée régulière des besoins auprès de l’administration. Les participants souhaitent également un accompagnement technique plus rapproché des producteurs et une réflexion sur les moyens d’accès à l’eau pour développer les cultures de contre-saison.

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La gestion des ressources disponibles a aussi été évoquée. Les autorités traditionnelles sont invitées à sensibiliser les ménages sur l’utilisation responsable des revenus et à prévenir les dépenses pouvant fragiliser davantage les familles durant la période de soudure.

La situation agricole a également conduit les participants à évoquer les risques de tensions entre agriculteurs et éleveurs. Avec la diminution des ressources disponibles, les autorités locales appellent au dialogue et à la vigilance afin d’éviter les dégâts champêtres et les conflits liés à l’accès aux ressources. Le sous-préfet a insisté sur la nécessité préserver la cohésion sociale : « Les difficultés de la campagne agricole ne doivent pas devenir une nouvelle source de conflit. Agriculteurs et éleveurs doivent continuer à privilégier le dialogue et le respect mutuel. Nous entendons suivre de près l’évolution de la campagne agricole et rester à l’écoute des communautés. Les autorités locales et traditionnelles sont appelées à travailler ensemble pour limiter les conséquences du déficit pluviométrique, préserver les réserves alimentaires et maintenir la paix dans les villages », a conclu Doumhassem Gedéon, sous-préfet de Bohobé.

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