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# Tchad : le jardin d'enfants public du centre social de Sarh en quête de secours
- URL: https://www.alwihdainfo.com/tchad-le-jardin-denfants-public-du-centre-social-de-sarh-en-quete-de-secours/
- Published: 2026-11-02T10:50:53.000Z
- Updated: 2026-11-02T10:50:53.000Z
- Description: À Sarh, le plus ancien jardin d'enfants public croule sous les difficultés matérielles et financières. Sa responsable adjointe lance un vibrant appel à l'aide pour sauver l'établissement.
- Author: Alwihda Info
- Tags: Tchad

**Par Elwood Dk**

À Sarh, le jardin d'enfants public, autrefois réputé pour la formation des tout-petits, se trouve aujourd'hui dans un état de dégradation préoccuppant. Entre bâtiments abîmés, manque de matériel et difficultés d'approvisionnement en eau, l'établissement peine à assurer de bonnes conditions d'apprentissage aux enfants. Sa responsable adjointe lance un appel à l'aide.

Créé en 1949 à Fort-Archambault, actuelle ville de Sarh, le service social avait pour mission d'accompagner les personnes en difficulté. Ses premières activités concernaient notamment l'assistance aux personnes démunies, aux personnes handicapées et aux enfants vulnérables, ainsi que la protection de l'enfance. Au fil des années, plusieurs responsables se sont succédé à la tête de ce service, notamment Hardi Villiers en 1951, Jeannine Clergeat, Reine Delamarre en juin 1956, Monsieur Papin en 1960, Monsieur Chauve en 1961 et Monsieur Fourrier en 1965.

Avec le temps, le jardin d'enfants rattaché au centre social a accueilli de nombreuses générations. Plusieurs anciens pensionnaires, aujourd'hui devenus des cadres, gardent encore le souvenir de leurs premières années de formation dans cet établissement.

Mais derrière cette histoire marquée par des décennies de service, la réalité actuelle est bien différente. Les bâtiments sont fortement détériorés. Dans les salles de petite, moyenne et grande sections, les plafonds sont endommagés et les sols présentent un état qui suscite de vives inquiétudes. Les toilettes et la cuisine nécessitent également des travaux de réhabilitation.

![Illustration](https://storage.ghost.io/c/c3/f0/c3f09db4-2ccd-4dca-90bb-45836ef771ee/content/images/2026/11/file_3560.jpg)

Pour Mme Louise Altana, responsable adjointe du jardin d'enfants public de Sarh, la situation est devenue critique. Elle rappelle le rôle historique de cet établissement dans l'éducation des enfants de la ville. « Ce jardin a formé des cadres, de hauts cadres même. Certains sont revenus l'année dernière pour nous dire qu'ils ont été formés ici. C'était et il demeure toujours un bon jardin d'enfants », témoigne-t-elle. Malgré cette réputation, l'état des infrastructures constitue désormais un véritable obstacle. La responsable estime que des travaux sont indispensables pour permettre aux enfants d'évoluer dans un environnement adapté.

Elle explique également que le fonctionnement quotidien de l'établissement repose en grande partie sur les contributions des parents d'élèves. Ces derniers participent notamment à la prise en charge des animatrices et du personnel chargé de la surveillance. « Ces derniers temps, ce sont seulement les parents qui nous aident à faire fonctionner le jardin. Nous lançons un SOS à toutes les personnes de bonne volonté pour qu'elles viennent nous soutenir », plaide-t-elle.

Au-delà des bâtiments, le jardin d'enfants souffre aussi d'un manque criant de mobilier. Les tables et les bureaux sont en mauvais état, tandis que les petites chaises destinées aux enfants ne suffisent pas à répondre aux besoins. Selon Mme Louise Altana, les moyens disponibles ne permettent pas de remplacer les équipements endommagés ni de fabriquer du matériel pédagogique adapté.

L'approvisionnement en eau représente une autre difficulté majeure. La responsable indique que le système installé auparavant ne fonctionne plus correctement. La coupure d'électricité, qui dure depuis plusieurs mois selon ses explications, complique davantage la situation.

Pour assurer les besoins des enfants, l'établissement est contraint de recourir à un groupe électrogène, ce qui génère des dépenses supplémentaires en carburant. « Nous sommes obligés de louer un groupe et d'acheter du carburant pour faire couler l'eau. C'est très pénible pour nous », déplore-t-elle. Enfin, l'établissement ne dispose pas d'équipements suffisants pour permettre aux enfants de jouer et de s'épanouir. L'absence de balançoires, de toboggans et d'autres jeux adaptés limite les activités récréatives. Pourtant, la responsable affirme avoir l'expérience nécessaire pour fabriquer certains de ces équipements, à condition de disposer du matériel requis.