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Tchad : le MAEP relance l’évaluation de la gouvernance pour un rapport final attendu fin 2026

La Commission nationale de gouvernance du MAEP au Tchad a annoncé la relance du processus d'évaluation afin de finaliser le rapport du plan d'actions 2017-2021 d'ici fin 2026.

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Tchad : le MAEP relance l’évaluation de la gouvernance pour un rapport final attendu fin 2026

Par Katchibé Mapagne

La Commission nationale de gouvernance du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (CNG-MAEP-Tchad) a annoncé, ce 8 septembre 2026 à N’Djamena, la relance du processus d’élaboration du rapport de mise en œuvre du Plan d’actions national (PAN) de première génération.

L’objectif est de disposer, d’ici la fin de l’année 2026, d’un rapport documenté sur l’état d’exécution du PAN 2017-2021, préalable indispensable à l’ouverture de la deuxième génération de l’évaluation de la gouvernance au Tchad.

Reprise des travaux au siège de la Commission

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) entend reprendre le processus là où il s’était interrompu. L’annonce a été officialisée lors d’un point de presse tenu au siège de la Commission nationale de gouvernance, à N’Djamena.

Selon le président de la CNG-MAEP-Tchad, le général Idriss Dokony Adiker, le Tchad a adhéré au mécanisme le 26 janvier 2013 en signant le mémorandum d’adhésion, devenant ainsi le 29e État membre.

Instrument d’auto-évaluation volontaire des États membres de l’Union africaine, le MAEP vise à inscrire le pays dans une démarche d’amélioration de la gouvernance fondée sur le dialogue, l’auto-évaluation et le partage d’expériences.

Les répercussions de la transition politique

Dans ce cadre, le Tchad avait présenté en juillet 2016 son premier rapport d’évaluation de la gouvernance, assorti d’un Plan d’actions national couvrant la période 2017-2021. La phase de déploiement de ce plan s’est achevée en 2021.

Cependant, la rédaction du rapport d’évaluation de cette mise en œuvre a été retardée par le contexte de transition politique. Durant cette période, le MAEP-Tchad a concentré ses efforts sur la réflexion et l’accompagnement du processus de transition.

Aujourd’hui, la Commission entend tourner cette page. « Le Tchad ne peut engager sa deuxième évaluation de la gouvernance sans avoir préalablement clôturé la première génération d’évaluation », a martelé le général Idriss Dokony Adiker. Cette clôture passe impérativement par la validation du rapport final du PAN 2017-2021.

Une méthodologie inclusive

Afin d’y parvenir, les commissaires nationaux, soutenus par le Secrétariat national, ont validé plusieurs documents préparatoires : termes de référence, chronogramme, architecture du rapport et profil des enquêteurs.

La phase active de collecte et de consolidation des informations s’appuiera sur une large concertation. Seront consultés :
- Les grandes institutions de la République et les départements ministériels ;
- Les collectivités et administrations concernées ;
- Le secteur privé, la société civile et les organisations syndicales ;
- Les partenaires techniques, financiers et les organisations non gouvernementales.

Des correspondances officielles et des enquêtes de terrain seront menées pour garantir l’exhaustivité des données.

Le document final fera l’objet de plusieurs niveaux de relecture avant d’être transmis aux autorités nationales et aux instances continentales. Pour la Commission, cet exercice dépasse le simple bilan : il s'agit de mesurer les progrès, d'identifier les chantiers restants et d'ancrer le processus dans une dynamique résolument inclusive.

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