Tchad : le ministère du Commerce et de l'Industrie au cœur de la Semaine nationale de l'Arbre

Le ministère du Commerce et de l'Industrie a organisé une cérémonie de plantation d'arbres et un point de presse pour réaffirmer son engagement environnemental et clarifier les contrôles de production.

Partager
Tchad : le ministère du Commerce et de l'Industrie au cœur de la Semaine nationale de l'Arbre

Par Achta Mahamat

Dans le cadre de la 54ᵉ édition de la Semaine nationale de l'Arbre, le ministère du Commerce et de l'Industrie a organisé, ce vendredi 24 juillet 2026 à Habbena (anciennement hôtel Santana), une cérémonie de plantation d'arbres, suivie d'un point de presse animé par le ministre, Dr Guibolo Fanga Mathieu. Cette double activité a permis de réaffirmer l'engagement du département en faveur de la protection de l'environnement et d'apporter des éclaircissements sur les opérations de contrôle des unités de production.

Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a déclaré qu'« un arbre, c'est donner la vie ». Il a rappelé que les arbres sont des plantes pérennes qui vivent plusieurs années, voire plusieurs siècles, et jouent un rôle essentiel dans la préservation de l'environnement.

Selon lui, le ministère du Commerce et de l'Industrie, en tant que département stratégique et porte d'entrée des investisseurs, a souhaité donner à chaque arbre planté le nom de « Grain de l'investisseur », en lien avec le Plan national de développement Tchad Connexion 2030. Ce geste symbolique traduit la volonté du ministère de contribuer à la lutte contre la désertification, à la protection des ressources naturelles et à la promotion d'un développement durable.

À l'issue de cette cérémonie, le ministre a animé un point de presse consacré aux opérations de contrôle des unités de production. Il a expliqué que les décisions prises par l'État pour protéger les consommateurs font parfois l'objet d'interprétations erronées, alors qu'elles reposent exclusivement sur des analyses scientifiques et le strict respect des textes en vigueur.

À titre d'exemple, il a évoqué le cas de l'eau minérale « C'est Bon ». Les premières analyses réalisées le 14 avril 2026 par le Centre de contrôle de la qualité des denrées alimentaires (CECOQDA) avaient révélé une eau fortement déminéralisée. Face à cette situation, une commission composée du CECOQDA, de l'Agence tchadienne de normalisation (ATNOR), du Laboratoire national des eaux (LNE), de la Police sanitaire et des services compétents du ministère a décidé, le 17 avril 2026, de retirer les produits concernés du marché et de suspendre leur distribution, conformément au principe de précaution.

Le ministre a précisé que les investigations se sont poursuivies. Les analyses microbiologiques ont conclu à une qualité satisfaisante de l'eau, tandis que les examens physico-chimiques du Laboratoire national des eaux ont établi qu'il s'agissait d'une eau faiblement minéralisée. Afin de garantir une totale impartialité, le ministère a également sollicité une expertise de l'Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l'environnement, de l'alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT) du Burkina Faso, dont les conclusions ont confirmé la conformité du produit.

À la lumière de l'ensemble des résultats scientifiques et après constat du retrait effectif des lots concernés, le ministère a autorisé, à compter du 3 juillet 2026, la reprise de la production, de la distribution et de la commercialisation de l'eau « C'est Bon ». Toutefois, le ministre a insisté sur le fait que les lots produits entre le 17 avril et le 3 juillet 2026 demeurent strictement interdits de commercialisation et de consommation.

Dr Guibolo Fanga Mathieu a également indiqué que la même procédure a été appliquée à d'autres unités de production présentant des insuffisances en matière de qualité, d'hygiène ou de conformité réglementaire. Il a assuré que les décisions du ministère ne sont jamais motivées par des rumeurs ou des intérêts particuliers, mais uniquement par les résultats d'expertises techniques et scientifiques.

S'adressant aux opérateurs économiques, le ministre a affirmé que le ministère du Commerce et de l'Industrie n'est pas un adversaire des entreprises, mais un partenaire et un régulateur. Il a réitéré son soutien aux industriels respectueux des normes tout en avertissant que le Gouvernement ne transigera jamais avec la santé publique.

Il a également reconnu que le ministère ne dispose pas encore d'un laboratoire propre, ce qui explique le recours aux laboratoires nationaux compétents et, lorsque cela est nécessaire, à des laboratoires étrangers indépendants afin de garantir la fiabilité des analyses.

Enfin, le ministre a réaffirmé l'ambition du Gouvernement de bâtir une industrie tchadienne forte, compétitive et respectueuse des normes, notamment dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il a invité les entreprises à renforcer leurs systèmes de contrôle de la qualité et appelé les consommateurs à signaler tout produit suspect afin de contribuer à la protection de la santé publique.

Illustration