Tchad : le ministre Abdoulaye Mbodou Mbami alerte sur les risques psychosociaux au travail
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail et de la Journée africaine de la prévention des risques professionnels, le ministre de la Fonction publique et de la Concertation sociale, Abdoulaye Mbodou Mbami, a livré une déclaration marquante axée sur la santé mentale des travailleurs au Tchad.
Par Malick Mahamat
Dans son intervention, le ministre a insisté sur la nécessité d’élargir l’évaluation des risques professionnels, qui ne doit plus se limiter aux dangers physiques, mais intégrer pleinement les risques psychosociaux. Il a souligné que la santé mentale constitue désormais un enjeu majeur du travail décent, estimant qu’un travailleur protégé psychologiquement est plus épanoui et plus productif.
Le ministre a dressé un constat préoccupant : de nombreux travailleurs souffrent en silence de stress, d’épuisement professionnel ou de pressions excessives. Face à cette réalité, il a appelé à un changement de paradigme dans les politiques de prévention, en mettant l’accent sur des environnements de travail plus sains et équilibrés.
Il a également rappelé que les accidents de travail et les maladies professionnelles continuent de représenter un fléau mondial, touchant aussi le Tchad malgré les efforts engagés. Selon lui, la prévention reste le meilleur levier pour protéger les travailleurs, à travers la sensibilisation, la formation et le respect des normes.
Dans cette dynamique, le gouvernement tchadien prévoit plusieurs réformes, notamment la mise à jour des textes réglementaires, l’adoption d’un code de sécurité sociale renforcé et la promotion d’un pacte social visant à améliorer les conditions de travail.
Enfin, le ministre a réaffirmé que la protection de la santé des travailleurs est une obligation républicaine et un droit fondamental. Il a invité tous les acteurs — employeurs, travailleurs et partenaires sociaux — à s’engager davantage pour faire du travail un espace de dignité et d’épanouissement, et non de souffrance.
Ces journées de réflexion, organisées les 29 et 30 avril 2026, se veulent ainsi un appel à l’action pour bâtir des milieux professionnels plus sûrs, inclusifs et adaptés aux défis actuels.