Tchad : litige foncier à Abéché, un Collectif interpelle le gouvernement

Le Collectif Tchadien pour les Revendications Foncières des Victimes a adressé une mise en demeure au ministère de l’Aménagement du territoire, dénonçant des expropriations à Abéché et exigeant une enquête.

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Tchad : litige foncier à Abéché, un Collectif interpelle le gouvernement

Le Collectif Tchadien pour les Revendications Foncières des Victimes a officiellement adressé, le 11 mai 2026, une mise en demeure au ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisme concernant un litige foncier à Abéché.

Selon les documents consultés, le collectif accuse certains responsables administratifs et cadres techniques du secteur foncier d’être impliqués dans des pratiques d’expropriation contestées au détriment de plusieurs victimes. Dans sa correspondance adressée au ministre, le collectif dénonce notamment des ventes présumées de parcelles à des tiers ainsi qu’une protection accordée à certains agents mis en cause.

Le document cite particulièrement le service de cadastre ainsi que certains directeurs et chefs de service qui auraient, selon le collectif, participé ou facilité des opérations jugées irrégulières. Le collectif réclame la restitution des parcelles concernées, l’ouverture d’une enquête et la prise de mesures pour protéger les droits des victimes.

Dans cette lettre de mise en demeure, les responsables du collectif accordent un délai de deux jours au ministère pour réagir à leurs revendications. Ils préviennent qu’en l’absence de solution, des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre plusieurs responsables administratifs, notamment au niveau du cadastre et de l’urbanisme.

Les documents montrent également qu’un huissier de justice a procédé à la remise officielle de la correspondance au cabinet du ministre de l’Aménagement du territoire. Le procès-verbal de remise de correspondance, établi à N’Djamena, confirme la réception du courrier par un représentant du cabinet ministériel le 11 mai 2026.

Le collectif affirme vouloir privilégier une résolution à l’amiable, tout en demandant que justice soit rendue et que les abus dénoncés cessent. Il se dit également disposé à fournir des informations complémentaires afin de faire avancer le dossier.