Tchad : l'opposition réclame l'arrêt des violences à Miski et appelle au dialogue
Face aux violences dans la province du Tibesti, l'opposition démocratique tchadienne exige l'arrêt des hostilités à Miski et appelle le gouvernement à privilégier le dialogue et la transparence.
Face à la recrudescence des violences et des tensions à Miski, dans la province du Tibesti, l'opposition démocratique tchadienne monte au créneau. Dans un communiqué conjoint publié à N'Djamena, elle exprime sa profonde préoccupation et réclame l'arrêt immédiat des hostilités.
Les signataires soulignent que ces affrontements s'inscrivent dans un contexte de crise généralisée liée à la gouvernance des ressources naturelles et aux attentes légitimes des populations en matière d'inclusion. Ils rappellent l'existence d'un accord de paix conclu le 20 avril 2025 entre le gouvernement et le Comité d'autodéfense, insistant sur le respect de ses clauses.
L'opposition exige par ailleurs l'établissement d'un mécanisme indépendant de vérification des faits pour faire toute la lumière sur les violences récentes et contrer l'opacité gouvernementale qu'elle accuse de nourrir les rumeurs.
Tout en adressant ses condoléances aux familles endeuillées et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés, l'opposition appelle à privilégier le dialogue inclusif, à travers notamment le Cadre Permanent de Dialogue Politique (CPDP), plutôt que la confrontation armée.