Tchad : MSF intensifie la lutte contre le paludisme à Kilwiti

MSF a organisé une campagne de sensibilisation et de prévention à Kilwiti, distribuant des moustiquaires pour lutter contre le paludisme, soulignant l'importance de l'hygiène et de la mobilisation communautaire.

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Tchad : MSF intensifie la lutte contre le paludisme à Kilwiti

Par Khadidja Oumar Abdoulaye

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a organisé, ce 23 mai 2026, une campagne de sensibilisation et de prévention au centre de santé évangélique Horeb de Kilwiti, dans le 7ᵉ arrondissement de N'Djamena. L’activité a été marquée par des séances de sensibilisation ainsi que par une distribution de moustiquaires aux personnes vulnérables du quartier. Placée sous le thème : « Mettre fin au paludisme : maintenant c’est possible. Agissons maintenant », cette initiative vise à renforcer la mobilisation communautaire face à cette maladie qui continue de toucher de nombreuses familles tchadiennes.

Au cours de la cérémonie, le responsable du centre de santé évangélique Horeb, Ndorelembaye Olivier, a expliqué que cette activité constitue une action symbolique organisée dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Il a notamment évoqué la donation de moustiquaires destinée aux populations vulnérables. « Nous sommes conscients que cette donation ne couvrira pas tous les besoins du centre, mais c’est une manière symbolique de soutenir les familles dans la prévention du paludisme », a-t-il déclaré.

De son côté, le chef des zones du district sanitaire du 7ᵉ arrondissement, Mounieur Ngarsoulède Osée, a salué l’appui des partenaires engagés dans la lutte contre cette maladie. Il a rappelé que le paludisme demeure un problème majeur de santé publique, particulièrement dans les zones périphériques où l’accès aux soins reste difficile. Selon lui, la baisse du taux de paludisme ne dépend pas uniquement des donations, mais également du respect des mesures d’hygiène et de prévention par les populations. « Nous demandons à la population de faire un bon usage de cette donation afin que les indicateurs du paludisme soient revus à la baisse », a-t-il insisté.

Il a également souligné la nécessité de renforcer les actions d’assainissement, d’hygiène et de sensibilisation communautaire afin de limiter la propagation de la maladie. Pour le responsable sanitaire, la lutte contre le paludisme nécessite l’implication de tous les acteurs, aussi bien les autorités sanitaires que les populations elles-mêmes. Profitant de cette occasion, il a adressé ses remerciements à Médecins Sans Frontières pour son accompagnement constant auprès du district sanitaire. Il a indiqué que le district reste ouvert à d’autres initiatives de solidarité et à de nouvelles donations en faveur des populations les plus vulnérables. « Notre district couvre une population très importante dans les zones périphériques, où les besoins restent énormes. Nous sollicitons encore votre soutien afin de nous aider à améliorer les indicateurs sanitaires », a-t-il ajouté.

Enfin, il a reconnu les efforts déjà consentis par l’État et les partenaires du secteur de la santé, tout en estimant que davantage d’actions restent nécessaires pour faire reculer durablement le paludisme au Tchad.