Tchad : polémique stérile de l'Assemblée sur l'interpellation du ministre de l'Énergie, les raisons
Le 13 avril 2026, les députés tchadiens ont examiné et adopté le projet de loi portant ratification des accords de prêt conclus entre la République du Tchad et deux partenaires financiers internationaux : le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole pour le développement international (OPEP Fund) et le Fonds vert pour le climat (FVC).
Cependant, les débats ont été marqués par une polémique liée à l’absence du ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin. Le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaimi, a indiqué qu’il s’agissait de la quatrième fois que le ministre ne se présentait pas devant la représentation nationale, invoquant des missions officielles.
Selon des sources proches du ministère rapportées par Salam Info, le ministre n’aurait pas refusé de répondre à l’interpellation des députés. Il aurait reçu la correspondance le 7 avril pour une séance plénière prévue le 15 avril, un délai jugé trop court. Le ministère aurait alors proposé de reprogrammer la séance au début du mois de mai. Par ailleurs, le ministre était mobilisé pour une mission stratégique à Washington, dans le cadre des réunions de printemps du Fonds monétaire international et du groupe de la Banque mondiale, prévues du 13 au 18 avril 2026, précise le journaliste Nathaniel Mounone dans son article publié hier sur Salam Info.
Les services du ministère précisent également que le ministre s’est déjà fait représenter par le passé, notamment en juin 2025, lors d’une plénière relative à la dissolution de la Société tchadienne d’eau et d’électricité (STEE), en raison d’une mission d’inspection sur le terrain dans l’est du pays.
Pour rappel, le ministre avait répondu à une interpellation du Sénat en janvier dernier sur la question de l’accès à l’eau et à l’électricité, ayant été saisi bien en amont de la séance.