Tchad : au Mandoul, le Conseil provincial mobilise les acteurs économiques pour assainir le secteur
Face à la baisse des recettes publiques, le Conseil provincial du Mandoul durcit le ton contre les fraudes fiscales et commerciales en encadrant strictement les prix et les procédures.
Par Dominique Didéo
Face à la baisse des recettes de l’État, liée notamment aux pratiques frauduleuses observées dans certains secteurs de l’activité économique, le président du Conseil provincial du Mandoul, Frédéric Raïkina Béaloum, a tenu une rencontre avec les opérateurs économiques, les représentants de la Chambre de commerce ainsi que les responsables des forces de sécurité.
Cette réunion visait à examiner les difficultés qui affectent le fonctionnement de l'économie locale et à rappeler aux différents acteurs la nécessité de se conformer strictement aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
Les discussions ont principalement porté sur les fraudes fiscales dans le commerce du bétail, les opérations de dédouanement illégales, la contrebande de carburant ainsi que l’exercice d’activités commerciales par des établissements non enregistrés auprès de la Chambre de commerce et des collectivités locales.
À cette occasion, le président du Conseil provincial a invité les opérateurs économiques à faire preuve de responsabilité et à respecter scrupuleusement les procédures administratives et fiscales. Il a également insisté sur l'impératif d'une collaboration étroite entre les professionnels, les services compétents et les forces de sécurité pour enrayer ces pratiques illicites.
Dans cette optique, tout acte frauduleux, qu'il s'agisse du marché au bétail ou des opérations de dédouanement, doit impérativement être signalé aux services de sécurité.
Concernant le marché des carburants, les gérants de stations-service ont reçu instruction de répertorier l'ensemble des grossistes s'approvisionnant auprès d'eux et de stabiliser les prix de vente à la pompe entre 900 et 950 francs CFA, sans jamais dépasser le plafond de 1 000 francs CFA.
Pour ce qui est du gaz butane, le tarif applicable au dépôt a été fixé à 2 250 francs CFA, avec interdiction de le dépasser.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté résolue d’assainir le secteur économique, de renforcer la mobilisation des recettes publiques et de garantir un environnement commercial plus structuré, transparent et conforme à la législation dans la province du Mandoul.
