Tchad : au Moyen-Chari, acteurs locaux et gestionnaires mobilisés pour la préservation des aires protégées
À Sarh, les acteurs locaux du Moyen-Chari se sont réunis pour concilier protection des aires protégées et besoins des riverains dans le cadre des futurs plans d'aménagement.
Par Elwood Dk
À Sarh, les responsables administratifs, les représentants de la société civile, les chefs de canton et les acteurs de la protection de l'environnement se sont retrouvés ce 22 septembre 2026 autour d'une même question : comment préserver les ressources naturelles tout en tenant compte des besoins des populations riveraines.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la préparation des documents devant guider la gestion du Parc national de Zakouma et de la réserve de faune du Bahr-Salamat.
L'objectif de cet atelier provincial est de recueillir les avis des différents acteurs afin d'améliorer les futurs plans d'aménagement et de gestion ainsi que les règlements intérieurs de ces deux espaces protégés.
Le délégué provincial de l'environnement du Moyen-Chari, Abdelkerim Mahamat Youssouf, a encouragé les différentes parties prenantes à prendre une part active aux discussions. Pour lui, les décisions prises doivent être le résultat d'un travail collectif.
De son côté, le directeur adjoint du Parc national de Zakouma, Mahamat Ali Moussa Taroung, a présenté le plan d'aménagement comme un document de référence pour orienter les interventions dans le parc. Il doit notamment permettre de mieux organiser les activités de conservation et de favoriser une utilisation durable des ressources naturelles.
Pendant les travaux, les participants ont échangé sur plusieurs aspects liés à la conservation de la faune et de la flore. Les discussions ont notamment porté sur la collaboration entre les gestionnaires des aires protégées et les communautés installées dans les zones environnantes. Pour les participants, la protection de la nature ne doit pas se faire en dehors des populations concernées. Les réalités locales, les activités des communautés et leurs préoccupations doivent également être prises en compte dans les décisions relatives à la gestion des ressources naturelles.
Prenant la parole, le secrétaire général de la province du Moyen-Chari, Fidèle Kodé Ngolo, a insisté sur la nécessité d'entretenir un dialogue permanent avec les communautés. Il estime que leur participation constitue un élément important pour assurer la continuité des efforts de conservation. « Il faut privilégier la consultation et le dialogue avec les populations et avoir un dialogue franc afin de permettre aux communautés de comprendre le bien-fondé de ce projet », a-t-il indiqué.
Au terme des échanges, les participants doivent contribuer à l'élaboration de documents qui tiennent compte à la fois des objectifs de conservation et des réalités du terrain.