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Trafic de faux médicaments en Afrique centrale : l'alarme des Nations Unies

Présenté à Vienne, un rapport inédit de l'ONUDC et de l'OMS révèle que 71 % des médicaments analysés en zone CEMAC sont faux. Une menace sanitaire majeure qui pousse la région à agir.

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Trafic de faux médicaments en Afrique centrale : l'alarme des Nations Unies
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Conduite par le Commissaire en charge du Marché commun, S.E.M. MBOGO Ngabo Seli, la délégation de la Commission de la CEMAC — composée de M. Algadi Atim Oumar, Directeur de la criminalité transnationale au CCPAC, et de M. Abdon Fortuné Ngoma, Chef de service de la libre circulation — a pris part à la 13e Conférence des Nations Unies contre la criminalité transfrontalière à Vienne, en Autriche.

À cette occasion, le rapport d'étude intitulé « Le trafic de produits médicaux en Afrique centrale » a été officiellement présenté. Ce document inédit, élaboré par l'ONUDC et l'OMS en partenariat avec la Commission de la CEMAC, met en lumière l'expansion vertigineuse d'un marché illicite qui menace gravement la stabilité sanitaire de la région.

L'étude révèle qu'entre 2020 et 2025, plus de 251 tonnes de produits médicaux ont été saisies dans la zone, tandis que 71 % des échantillons analysés par l'OMS se sont révélés être des produits falsifiés. Face à ces réseaux criminels qui infiltrent les circuits réglementés et financent des groupes armés, la CEMAC en appelle à une coopération internationale renforcée.

Pour endiguer ce fléau aux conséquences mortelles, la Commission a dévoilé une feuille de route régionale 2026-2030 axée sur le renseignement, l'harmonisation des législations et le contrôle strict des grands corridors commerciaux.

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