Tribunal de N'Djamena : un prévenu échappe aux poursuites grâce au pardon de sa cousine
Jugé pour le vol de tapis appartenant à sa cousine devant le tribunal de grande instance de N'Djamena, un jeune homme de 20 ans a bénéficié d'un désistement inattendu de la partie civile.
Par Temandang Gontran
Ce 28 septembre 2026, un jeune homme de 20 ans a comparu devant le tribunal de grande instance de N'Djamena pour répondre de vol.
Les faits reprochés au prévenu
À la barre, le prévenu a reconnu la vente illicite de trois tapis appartenant à sa cousine. Selon les explications de la partie civile, elle avait confié lesdits tapis au jeune homme afin qu'il les fasse nettoyer dans une station de lavage.
Au lieu de s'acquitter de cette tâche, le prévenu a cédé les objets à une habitante du quartier. Pris en flagrant délit, il a multiplié les faux rendez-vous, prétextant d'abord que les tapis n'étaient pas secs, avant de soutenir que le gérant de la station de lavage avait voyagé.
Face aux soupçons grandissants, la plaignante a exercé une pression sur le mis en cause en se rendant avec lui sur les lieux. Les employés de la station ont contredit sa version, attestant qu'il avait certes déposé les tapis, mais qu'il les avait récupérés immédiatement après.
L'enquête préliminaire et la fuite du receleur
Interpellé et conduit au commissariat de police pour les besoins de l'enquête, le prévenu est passé aux aveux, révélant avoir écoulé la marchandise auprès d'une tierce personne.
Une descente de police effectuée au domicile de la receleuse présumée s'est soldée par un échec : cette dernière a refusé d'obtempérer aux forces de l'ordre, promettant de se présenter d'elle-même au poste, ce qu'elle n'a pas fait.Revenue pour procéder à son interpellation, la police a constaté qu'elle avait déménagé sans laisser de traces, selon les déclarations du prévenu.
Vers une issue favorable pour le prévenu ?
Interrogée par le président du tribunal sur ses prétentions financières ou judiciaires, la partie civile a surpris l'assistance en déclarant se désister de son action et renoncer à toute poursuite, révélant qu'il s'agit en réalité de son demi-frère.
Le président du tribunal a enjoint à la plaignante de formaliser sa décision en rédigeant une lettre de désistement. Dans l'attente de cette formalité, le prévenu demeure sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt de Klessoum.
L'affaire a été renvoyée au 5 octobre 2026 pour la régularisation de la procédure et l'évacuation définitive du dossier.