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Tribunal militaire de Bamako : lourdes condamnations dans un dossier de trafic d'armes

Le Tribunal militaire de Bamako a prononcé de lourdes peines de prison ferme et des amendes lors de son audience correctionnelle, notamment pour détention illégale et trafic d'armes.

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Tribunal militaire de Bamako : lourdes condamnations dans un dossier de trafic d'armes
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Le Tribunal militaire de Bamako a tenu, le mardi 6 octobre 2026, son audience ordinaire correctionnelle sous la présidence du magistrat Assama Dolo, assisté de ses collègues. Au total, cinq affaires impliquant des militaires et des civils étaient inscrites au rôle, portant sur des faits de vol, de détention illégale d'armes, de violation de consignes, d'escroquerie et d'abus de confiance.

Le premier dossier examiné mettait en cause le sergent-chef de police Youssouf Traoré, le soldat de 1re classe Ibrahim Sidibé et M. Mamourou Sanou. Au terme des délibérations, le tribunal a condamné le sergent-chef Traoré à cinq ans d'emprisonnement ferme et à une amende de 500 000 francs CFA, ainsi qu'à 15 000 francs CFA pour la détention de trois cartouches.

Le soldat de 1re classe Ibrahim Sidibé, poursuivi notamment pour l'achat et la vente d'une arme, a reconnu les faits. Il a écopé de trois ans d'emprisonnement ferme, assortis de deux ans avec sursis, et d'une amende de 500 000 francs CFA. M. Mamourou Sanou, également poursuivi pour la vente d'une arme et ayant reconnu sa culpabilité, a été condamné à deux ans d'emprisonnement et à une amende de 500 000 francs CFA.

Le deuxième dossier concernait le sergent-chef Bakary Dembélé, le caporal Moussa Mounkoro, le soldat de 1re classe Bernard Diarra et M. Mamadou Traoré, poursuivis pour perte d'arme et violation de consignes générales militaires. L'examen de leur affaire, tout comme celui des trois derniers dossiers inscrits au rôle, a été renvoyé à une date ultérieure.

Intervenant au cours de l'audience, le lieutenant-colonel Ogobara Guindo, substitut du procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako, a rappelé la sévérité de la loi. Il a insisté sur le fait que les pertes d'armes survenues en opération font l'objet de sanctions particulièrement rigoureuses, conformément au Code de justice militaire. Pour rappel, le Tribunal militaire de Bamako tient deux audiences correctionnelles par mois afin de garantir la discipline au sein des forces de défense et de sécurité.

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