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Tunisie : Kaïs Saied reçoit le gouvernement pour préparer la loi des finances

Le président tunisien Kaïs Saied a reçu le chef du gouvernement et le ministre de l'Économie pour examiner la prochaine loi des finances, tout en fustigeant des dysfonctionnements qu'il qualifie d'actes criminels.

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Tunisie : Kaïs Saied reçoit le gouvernement pour préparer la loi des finances

Le président de la République, Kaïs Saied, a reçu hier après-midi, le 15 septembre au Palais de Carthage, Mme Sarah Zafarani Zenziri, à la tête du gouvernement, et M. Samir Abdul Hafiz, ministre de l'Économie et du Plan, afin de discuter du projet de loi de finances pour l'année prochaine.

Le chef de l'État a souligné l'importance d'intégrer les orientations du projet de loi de finances dans le cadre du plan quinquennal approuvé. L'objectif est d'atteindre l'équilibre régional escompté, de stimuler l'emploi et de garantir une réelle dignité, en s'appuyant exclusivement sur des choix nationaux.

Il a également insisté sur la nécessité d'alléger la pression fiscale et de simplifier la mise en œuvre des projets, qu'il s'agisse d'initiatives privées ou spéciales. Il a pointé du doigt les nombreux obstacles qui entravent les porteurs de projets ainsi que les procédures administratives bloquées qui pénalisent les citoyens.

Le président de la République a affirmé qu'un responsable doit incarner l'esprit de responsabilité et d'engagement sans réserve, faute de quoi la présence de l'État perd de son sens. Selon lui, les nations ne se bâtissent pas dans l'attentisme, mais par la détermination de ceux qui combattent en première ligne, portant les espoirs et les souffrances du peuple.

Abordant la question de la lutte contre la corruption, le chef de l'État a dénoncé les tentatives de certains individus, nostalgiques de l'ancien système, de manipuler la situation et de se faire passer pour des victimes. Il a mis en cause le comportement de manifestants encadrés ou soutenus lors de mouvements de contestation.

Enfin, le président de l'État a estimé que les récentes perturbations — pénuries d'eau et d'électricité survenues lors de vagues de chaleur, accompagnées de pannes de réseaux et d'incendies malgré des interventions continues — ne relèvent pas de la simple coïncidence, mais constituent selon lui des actes criminels délibérés visant à semer le désespoir et la frustration au sein de la population.

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