Universités tchadiennes : vers une crise des masters, selon le député Dr. Nasra

La décision du CAMES d'interdire aux docteurs d'encadrer les masters pourrait entraîner la fermeture de nombreux programmes, selon le député Dr. Nasra Djimasnguar.

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Universités tchadiennes : vers une crise des masters, selon le député Dr. Nasra

Par Malick Mahamat

Suite à la décision du CAMES, il est désormais interdit aux docteurs d'encadrer les mémoires de master et de figurer dans les jurys d'évaluation lors des soutenances de master.

Selon le député Dr. Nasra Djimasnguar, la crainte est que, d’ici l’année prochaine, plusieurs masters déjà créés soient purement et simplement fermés faute d’encadrement pour la rédaction et la soutenance des mémoires. Les facultés seront alors contraintes de limiter leurs formations au niveau licence. Cela poussera encore davantage nos étudiants à migrer vers les universités des pays voisins pour poursuivre leurs études. Cela constitue une honte pour le pays, selon le député Dr. Nasra Djimasnguar. 

"L’Université du Tchad existe depuis les années 1970, mais jusqu’à aujourd’hui, nous ne disposons pas d’un personnel qualifié en nombre suffisant dans toutes les filières. Il existe certes quelques compétences ici et là, mais les effectifs restent largement insuffisants", dit-il.

"Nous interpellons donc le gouvernement afin qu’il fasse davantage d’efforts pour permettre aux enseignants d’évoluer en grade", ajoute le député Dr. Nasra Djimasnguar.