Vie chère à N'Djamena : comment les familles s'adaptent au quotidien ?

À N'Djamena, les familles s'adaptent à la vie chère en réduisant repas et portions, tout en s'appuyant sur la solidarité et des revenus diversifiés. Cette résilience pose question aux politiques publiques.

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Vie chère à N'Djamena : comment les familles s'adaptent au quotidien ?

Par Barra Lutter

À N'Djamena, s’offrir trois repas équilibrés par jour devient, pour de nombreuses familles, un luxe difficilement accessible. Cette réalité, de plus en plus palpable, interroge sur les stratégies déployées au quotidien pour faire face à une vie chère qui s’installe durablement.

Dans les ménages, l’adaptation commence souvent par l’essentiel : réduire les portions ou revoir la qualité des repas. Là où autrefois le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner rythmaient la journée, certains foyers se contentent désormais de deux repas, voire d’un seul en période difficile. Le contenu de l’assiette change lui aussi : moins de viande, moins de produits frais, davantage de solutions moins coûteuses, parfois au détriment de l’équilibre nutritionnel.