Violences au Grand marché de N'Djamena : le TGI renvoie le dossier pour supplément d'information
Le Tribunal de grande instance de N'Djamena a renvoyé l'affaire de violences survenue au Grand Marché pour exiger la comparution de nouveaux protagonistes, maintenant le prévenu en détention.
Par Temandang Gontran
Ce 17 septembre 2026, un quadragénaire poursuivi pour coups et blessures volontaires a comparu devant le Tribunal de grande instance (TGI) de N'Djamena.
Les faits selon la partie civile
À la barre, la partie civile a livré sa version des faits, situant la scène au Grand Marché de N'Djamena. Alors qu'elle venait de s'installer à bord de son véhicule avec la portière entrouverte, le prévenu, manifestement distrait, a percuté cette dernière en passant. Bien que la partie civile lui ait présenté des excuses, le prévenu aurait immédiatement réagi par des injures publiques.
Au moment où la victime sortait de son véhicule pour tenter d'apaiser la situation, le prévenu l'aurait agressée en la prenant à la gorge dans une tentative d'étranglement. L'altercation aurait pris une tournure collective lorsque quatre individus ont pris part à la rixe, rouant la victime de coups et la jetant à terre. Elle n'a dû son salut qu'à l'intervention des passants qui l'ont extirpée des mains de ses agresseurs.
La partie civile a également indiqué qu'au moment de solliciter les forces de l'ordre, son téléphone lui a été arraché. Elle serait parvenue à intercepter le prévenu alors que celui-ci tentait de prendre la fuite à bord d'une moto.
La défense du prévenu
À l'opposé, le prévenu a vigoureusement contesté les accusations formulées à son encontre, se positionnant lui-même comme la victime d'une agression. Selon sa déposition, il aurait été pris à partie par deux individus qui l'auraient saisi à la gorge. Isolé face à eux, il n'eût la vie sauve que grâce à l'intervention des passants.
Décision du tribunal
Face à des versions diamétralement opposées et au rôle joué par les tiers mentionnés dans l'altercation, le tribunal a ordonné le renvoi de l'affaire, exigeant la comparution des autres protagonistes impliqués pour faire éclater la vérité.
Dans l'attente de la prochaine audience, le prévenu a été maintenu en détention préventive à la maison d'arrêt de Klessoum.