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POLITIQUE

A. G. Dologuélé. « Construire des infrastructures de transport modernes en Centrafrique est nécessaire pour désenclaver le pays et relancer l’économie. »


Alwihda Info | Par Paul YIMBI - 20 Janvier 2016 modifié le 20 Janvier 2016 - 14:52

Anicet Georges Dologuélé propose des solutions concrètes et innovantes qui permettront à court terme de désenclaver la République Centrafricaine à travers un réseau routier de qualité, des aéroports modernisés, une utilisation plus intensive de l’axe fluvial et la construction d’un chemin de fer.


Les infrastructures et services de transport de la République centrafricaine sont au cœur des enjeux de développement. Le pays est à la fois étendu: 623 000 km2, avec une faible densité de population moyenne de 6 hab./km2, et éloigné des façades maritimes. Le port de mer le plus proche: Douala, est à 1 450 km de Bangui. Aujourd’hui, c’est toute l’économie centrafricaine qui est fortement pénalisée par les surcoûts de transport liés à l’enclavement. Baisse du volume des échanges, des ressources financières tandis que le prix des marchandises à l’arrivée est majoré sont la conséquence directe de cet enclavement qui est aussi intérieur isolant les villes intérieures du pays coupées du reste du pays. En plus de ce désavantage structurel, le secteur des transports en RCA se caractérise par des infrastructures mal entretenues ou détruites, un manque de liaisons par routes entièrement bitumées entre les villes, des maillons manquants, des réseaux peu intégrés et des coûts de transport très élevés, cela lorsqu’on les compare au niveau continental.

Cette situation très préoccupante qui a un impact direct sur le développement de la RCA et le niveau de vie des centrafricains et a amené le candidat Dologuélé à nous interroger : comment aujourd’hui penser le redressement des infrastructures de transport en République Centrafricaine ?

Le projet « Legue ti Wouin »

Anicet Georges Dologuélé est conscient du fait que notre pays ne peut pas être compétitif dans ses exportations de produits agricoles et souffre du renchérissement des prix à l’importation induit par des coûts de transport exorbitants. Son projet phare en matière de transport est dénommé « Legue ti Wouin » (le chemin de fer) réalisé via un partenariat public-privé. Ce train de transport de marchandises et de personnes traversera dans un sens transversal tout notre pays, partant de Beloko (relié à Belabo au Cameroun) à Birao en passant par Bambari, avec des nombreuses bretelles dont celle qui reliera Bangui la capitale.

Développer les infrastructures routières en République Centrafricaine.

Mr Dologuélé sait que le réseau routier Centrafricain compte à peine 650 km de routes sont bitumées et en mauvais état, tandis que tout le reste est dégradé à plus de 80%, avec des pistes rurales impraticables. La dégradation saisonnière est un handicap sérieux pour le transport et restreint les échanges entre la capitale et la province. Plusieurs ouvrages d’art sont dans un état critique et nécessitent une intervention rapide pour éviter une coupure de la route qui peut avoir des impacts économiques et sociaux importants. Pourtant, les routes centrafricaines permettent aujourd’hui entre 80% et 90% du transport de marchandises et près de 95% du transport de personnes. Il est donc indispensable de doter notre pays d’un réseau routier moderne, avec un système d’entretien durable. Dans ce sens, Anicet Georges Dologuélé qui a planché avec des jeunes cadres de son parti et des spécialistes du transport prévoit de construire ou réhabiliter 5.000 km de routes nationales et régionales revêtues, dont l’axe stratégique Bangui-Beloko et les voies d’exportations de nos produits, qui nous relient à nos voisins.

Relancer le transport fluvial nécessaire à l’économie Centrafricaine.

En effet, Dologuélé sait que la voie fluviale est essentielle pour l’économie centrafricaine, mais les conditions de navigation deviennent de plus en plus difficiles d’une année sur l’autre, parce que l’Oubangui et le Congo ne sont plus dragués de manière régulière et permanente. Par ailleurs, le port de Bangui connaît depuis plusieurs années des problèmes de gestion, d’entretien du matériel et de renouvellement des pousseurs de barges. La conséquence en est que le trafic a fortement baissé, notamment en ce qui concerne les exportations du bois, tandis que la voie fluviale reste empruntée pour les importations de produits pétroliers en saison favorable, soit 8 mois de navigation (Mai - Décembre ou Juin – Janvier). Pourtant, l’axe fluvial permet de diminuer de 20% à 60 % les coûts d'acheminement des importations et des exportations de la République centrafricaine, notamment en ce qui concerne les produits pondéreux (ciment, farine, carburant, gaz domestique, etc.). Dologuélé souhaite relancer la coopération sous régionale pour l’entretien des voies navigables, réhabiliter le port de Bangui et en faire une véritable porte d’entrée dans notre pays et notre capitale. Par ailleurs, le chantier naval de Bangui prévoit de redynamiser l’activité économique sur l’Oubangui avec la construction de nouvelles barges.

Dologuélé souhaite désenclaver le Centrafrique par les airs.

Notre pays ne dispose que de l’unique aéroport international à Bangui, qui a un trafic extrêmement réduit de 120 000 passagers par an. Sur les 40 aérodromes des villes de province, seulement 3 disposent d’une piste revêtue mais non balisée.
Le candidat de l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) arrivé en tête au premier tour des élections présidentielles en République Centrafricaine mettra un accent particulier sur le développement du transport aérien, tant pour le transport de passagers que pour celui les marchandises par voie aérienne notamment pour les exportations à forte valeur ajoutée. Dologuélé souhaite que l’aéroport International de Bangui devienne un véritable hub sous régional et passe ainsi de près de 120.000 à 1 million de passagers en cinq ans et entend bien moderniser les aéroports de province.

Il est fort à parier que le candidat Dologuélé retienne avec ces propositions l’attention de l’électorat qui subit directement les effets de l’enclavement et du délabrement des infrastructures de transport via la hausse des prix de denrées alimentaires ou encore des matériaux de construction. Dologuélé souhaite avant tout améliorer le quotidien de ses compatriotes qui en plus d’une crise sécurité s’appauvrissent inexorablement de par l’asphyxie de ce pays qui regorge pourtant de ressources immenses.

Paul YIMBI

Source: site web de l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA)



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