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AFRIQUE

Alain-Claude Bilie By Nze : « Etre candidat ne donne aucune immunité à Jean Ping »


Alwihda Info | Par - 23 Juin 2016 modifié le 23 Juin 2016 - 12:56

Dans un environnement politique marqué par une effervescence relative à la prochaine élection présidentielle, le porte-parole du gouvernement et par ailleurs ministre de la Communication a pris la parole le 22 juin 2016, dans le cadre de sa traditionnelle conférence de presse. Alwihda a recueilli pour ses lecteurs, les principaux points abordés dans cet échange avec les journalistes.


Le porte-parole du gouvernement gabonais sur le terrain.
Le porte-parole du gouvernement gabonais sur le terrain.
Sur les chantiers de voirie interrompus à l’intérieur du pays
Il arrive fréquemment que des chantiers soient interrompus pour des problèmes de sous financement ou liés à la signature des contrats, à des irrégularités, et dans ce contexte des priorités doivent être définies. Je veux simplement assurer aujourd’hui que tous les chantiers engagés iront à leur terme, y compris à l’intérieur du pays. Le gouvernement s’emploie à trouver des solutions.
Sur les déclarations de Guy Nzouba Ndama, démissionnaire du Pdg et candidat déclaré à la présidentielle
Monsieur Ndouba Ndama est pris dans de nombreuses contradictions. Il était le premier à chanter les louanges du président et de la première dame et à soutenir les actions du chef de l’Etat. Pour se crédibiliser aux yeux de l’opposition qu’il rejoint aujourd’hui, il lui faut jouer la surenchère et aller toujours plus loin dans le dénigrement du président Ali Bongo Ondimba. Les démarches pour écarter le président de la course à l’élection montrent bien que nous sommes face à une opposition qui a peur. Les départs du PDG n’ont pas suffi à affaiblir le parti comme le montrent les résultats des élections partielles. Laissons Ali Bongo Ondimba faire partie de la course et le peuple souverain décidera, c’est cela la démocratie. Guy Nzouba Ndama se verra rappeler durant la campagne d’où il vient et ses responsabilités dans la gestion du pays lorsqu’il était à la tête de l’Assemblée nationale. Ce sera le cas à Makokou, on ne peut impunément injurier les citoyens gabonais du haut de la tribune de l’Assemblée et ensuite venir réclamer leurs suffrages.
Quant au point presse du Procureur de la République
Etre candidat à la présidentielle ne donne aucune immunité particulière et M. Ping est un citoyen comme un autre. Quand on enfreint la loi il faut avoir le courage de répondre de ses actes devant la justice. Et comment ce monsieur peut-il mépriser une Justice qu’il saisit par ailleurs lui-même contre des membres du PDG ? Le procureur s’est exprimé et a prononcé une mise en demeure à l’égard de M. Ping, seul le procureur saura quoi faire s’il advient que M. Ping ne se présente pas devant la Justice. Ce n’est pas à l’Exécutif de vous dire quelle sera la suite de ces démarches. Monsieur Ping et d’autres opposants prétendent que le peuple gabonais descendra dans les rues pour empêcher le Président Ali Bongo de se présenter à l’élection et de l’emporter, mais ce peuple est attaché au respect des institutions et de la démocratie. Le “tout sauf Ali” n’est pas un programme de société, il ne règle pas les questions d’emploi, de santé, de formation, d’éducation. Allons aux élections sereinement et le peuple jugera. Ceux qui s’imaginent conduire le pays au chaos et prédisent le désordre se trompent. Les premiers qui tenteront de causer des troubles auront à répondre de leurs actes devant la Justice. Chacun doit accepter de mener campagne librement dans notre pays et d’affronter la réalité de son parcours et de son passif. Les institutions doivent valider prochainement les dossiers de candidature et ce n’est pas la dans la violence et dans la rue que ces choses se régleront.
Sur le nom de l’aéroport international de Port-Gentil Certains regrettent que l’aéroport international de Port-Gentil porte le nom du chef de l’Etat plutôt que celui d’un fils ou d’une fille de la province, ou d’une autre personnalité, mais ce choix ne dépend pas du Président lui-même et a été proposé par le maire de Port-Gentil. Il n’y a pas lieu de créer une polémique dans ces conditions.
Quant à la lutte contre la vie chère et destruction des galeries devant le Mbolo
La décision d’évacuer les kiosques installés devant le Mbolo vient du propriétaire de la structure, qui est un opérateur privé. Il estime que cette concurrence est déloyale quand les même produits sont vendus moins chers par des personnes qui ne payent pas de loyer à l’intérieur de la galerie marchande du magasin. Ce n’est pas le rôle du gouvernement ou du chef de l’Etat d’empêcher cela au motif de lutter contre la vie chère alors que Mbolo est ici dans son droit.
En ce qui concerne le retour sur la notion d’égalité des chances au cœur du programme du chef de l’Etat
La question de l’égalité des chances n’est pas la question de l’accès aux privilèges mais celle de l’accès au droit. Chacun doit avoir accès aux mêmes droits pour faire valoir ses mérites et en tirer les bénéfices correspondants, valoriser son potentiel. La politique d’égalité des chances, ce sont les mécanismes mis en place par l’Etat pour permettre à chacun, où qu’il soit sur le territoire, d’accéder à l’éducation, à la santé, aux infrastructures, pour pouvoir se réaliser. C’est cela le projet de société du candidat Ali Bongo Ondimba. Il s’agit de remettre en place un ascenseur social, notamment à travers l’éducation et la formation. La campagne donnera l’occasion de bien expliquer le sens de ce programme. Il s’agit de revaloriser le travail, le mérite, l'effort. Le travail peut donner accès à des privilèges, qui sont le fruit de ce travail, il ne s’agit pas dans ce cas de privilèges indus.


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