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AFRIQUE

COP 21 : "le Congo détient l'un des taux d'aforestation les plus faibles du monde, soit 0,08% " dixit Denis Sassou N'Guesso


Alwihda Info | Par Arcy Ouenabio - 30 Novembre 2015 modifié le 30 Novembre 2015 - 21:32

Grâce à la mise en œuvre des programmes d’aménagement et de conservation des forêts, le Congo détient l’un des taux de déforestation les plus faibles au monde, soit 0,08%. Ce qui correspond à 17.000 hectares par an. Ainsi s'est exprimé le président Congolais, Denis Sassou N'Guesso, à l'ouverture des assises de la COP 21 à Paris. Voici l'intégralité de son discours.


Permettez-moi de joindre ma voix à celle de mes prédécesseurs à cette tribune pour présenter au gouvernement et au peuple français mes sincères condoléances suite aux graves attentats qui ont frappés Paris.
Permettez-moi également de saluer l’action du président François Hollande et de son gouvernement pour toute l’énergie investie dans la préparation et l’organisation de ce sommet de l’espoir.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Une évidence nous réunit ici. La terre, notre merveilleuse demeure est en péril croissant. En grande partie par notre faute. Les activités humaines, l’emprise outrancière de l’homme sur la nature ont engendré de profondes transformations de l’environnement, intensifiant, chaque jour, les changements climatiques.

L’humanité court à sa perte. Nous le voyons. Notre planète, mutilée par les cyclones, les inondations, les sécheresses, la destruction des écosystèmes, est au bord du gouffre. Selon les experts, si la tendance actuelle des émissions des gaz à effet de serre continue, notre planète connaîtra une augmentation de la température de 4 degrés Celsius, avec pour conséquence : l’amplification des catastrophes naturelles.

Nous avons tous pris conscience de ce grave danger. C’est ainsi que le changement climatique a été reconnu par la communauté des nations, il y a près d’un quart de siècle, comme l’un des plus grands défis de l’humanité.

Pour y faire face, des résolutions ont été arrêtées, des engagements ont été pris, des objectifs ont été fixés notamment à Rio, à Kyoto, à Copenhague, à Cancun, à Durban, à travers un processus annuel qui, à ce jour, n’a malheureusement pas produit les résultats espérés, en dépit de quelques timides avancées. La faute incombe principalement aux pays développés, pays pollueurs, qui n’ont jamais accepté d’assumer leur responsabilit

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Comme tous les autres pays du Bassin du Congo, deuxième « poumon écologique » du monde, la République du Congo, mon pays, avec une couverture forestière qui représente 65% du territoire national, soit 23 millions d’hectares de forêts naturelles, contribue largement à la préservation de l’environnement.

Grâce à la mise en œuvre des programmes d’aménagement et de conservation des forêts, le Congo détient l’un des taux de déforestation les plus faibles au monde, soit 0,08%. Ce qui correspond à 17.000 hectares par an.

Le Congo possède 2,5 millions d’hectares de forêts certifiés, selon les standards internationaux, représentant 32,5% des forêts mondiales certifiées.
la République du Congo souhaite vivement que les négociations de la COP21 aboutissent à un accord universel ambitieux, équilibré, équitable, juridiquement contraignant, applicable à toutes les parties. Un accord qui vise notamment à limiter le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celsius. Un accord fondé sur les principes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, notamment sur le principe de responsabilité commune mais différenciée.

Les pays pollueurs devraient tenir leurs engagements au titre de la Convention. Le fonds d’adaptation doit être renforcé pour prendre en charge les pertes et dommages subis par les pays en développement. Tous les autres fonds (fonds vert, fonds des pays les moins avancés, mécanisme de développement propre) doivent faire l’objet d’une attention particulière car le risque encouru est de voir l’homme et son environnement disparaitre de la terre si nous n’agissons pas rapidement. C’est, cette perspective funeste qu’il nous faut conjurer, devant l’histoire. Ici et maintenant.
 


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