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Santé

Cameroun : 5 agences du système des NU au chevet de l’Extrême-Nord


Alwihda Info | Par Paul- Joël Kamtchang à Maroua - 25 Janvier 2015 modifié le 25 Janvier 2015 - 13:05

Elles vont se rendre dans quelques villes de cette partie du pays cette semaine à l’effet d’apprécier l’évolution du projet H4+ de l’Agence suédois de développement international qui est une réponse à un problème de santé.


Le constat est clair, "les indicateurs de santé dans la région de l’Extrême Nord sont bien en dessous de la moyenne nationale" conviennent les agences des Nations Unies (Nu) intervenant dans le projet H4+. Il s’agit en l’occurrence de l’Unicef, l’Unfpa, l’Oms, l’Onusida et Onu-femmes intermédiaires du gouvernement camerounais dans le cadre de la mise en œuvre dudit projet. Ce dernier étant la réponse que l’Agence suédoise de développement international (Sida) apporte à la situation sanitaire d’une partie de la région.

D’ailleurs que "les données Minsanté-Drh 2010 indiquent un taux de prévalence du Vih parmi les enfants de 13%, un ratio d’un médecin pour 61.873 habitants et un infirmier pour 7.700 habitants". D’où cette réponse synergique des partenaires au développement du Cameroun. Pour apporter une réponse spécifique à ce problème identifié, la solution s’est concentrée sur les ressources humaines, les systèmes d’information sanitaire, l’offre des soins, et la demande des soins. Au plan des ressources humaines, "les activités sont concentrées dans la formation initiale des sages-femmes ; la formation en santé de la reproduction maternelle, néonatale et infantile" indiquent les organisateurs. Quant aux équipements des formations sanitaires "l’approvisionnement des formations sanitaires en médicament, le soutien de la stratégie avancée" sont entre autre des solutions apportées. Au niveau communautaire, "des actions sont menées pour l’implication des leaders communautaires en faveur de la santé de la reproduction, maternelle et infantile".

Pour une action plus efficace, le projet prend corps dans les districts de santé de Maroua rural, Maroua urbain, Guidiguis, Moulvoudaye et Koza dans la région de l’Extrême-Nord. Ces cinq districts de santé, indiquent le document fil conducteur,  "représentent 25% de la population totale de la région de l’Extrême Nord". Plus est,  selon l’enquête Dhs-Mics 2011, "le taux de mortalité infanto-juvénile de la région est de 168 pour 1 000, celui d’accouchement au centre de santé est de 23% alors que la prévalence du Vih parmi les femmes enceintes affiche 3%". Une situation qui n’a pas laissé indifférents ces partenaires du Cameroun qui intervenant dans d’autres secteurs dont l’éducation, ne sont pas restés les mains croisées.

La descente des chefs de ces cinq agences du système des Nations Unies au Cameroun, vient comme une bouffée d’oxygène dans cette région dont les indicateurs socio-économiques ont toujours inquiétés. Rappelons que comme le Nord, l’Adamaoua et l’Est, elle reste zone prioritaire aussi bien pour l’éducation que pour la santé. Avec la situation sécuritaire que connait la contrée, on n’est pas loin d’imaginer qu’une nouvelle demande est formulée dans le pipe à l’endroit de ces partenaires à l’effet de résoudre des nouveaux problèmes posés par la situation sécuritaire qui y prévaut.

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