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Cameroun:Les curieuses déviances professionnelles d’un « super journaliste »


Alwihda Info | Par - 27 Août 2015 modifié le 27 Août 2015 - 11:53

Au pays du président Paul Biya, tous les journalistes ne sont pas obligés de publier la vérité. Voici les faits tronqués par le « super »journaliste Christophe Bobiokono, directeur de publication du périodique « Kalara »,fonctionnaire, membre du conseil national de la communication,membre du Comité de suivi et de mise en œuvre de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) et de la commission nationale des droits de l’homme et libertés.


Christophe Bobiokono,le "super"journaliste camerounais(crédit photo:FB-cb)
Christophe Bobiokono,le "super"journaliste camerounais(crédit photo:FB-cb)
Le 06 juillet 2015, Christophe Bobiokono avait reçu personnellement du cabinet du notaire Pierre François Xavier Menye Ondo, une mise au point à publier dans son périodique « Kalara », avec pour objet : Votre article intitulé : « François-xavier Menye Ondo : Immunité en jeu ».
Le notaire avait alors écris ceci : « Monsieur le Directeur de publication, au moment où je commençais à vous croire sérieux, en tout cas différent de certains organes de presse au professionnalisme peu avéré, adeptes du sensationnel, l’article paru dans votre dernière édition spéciale sur ma personne vient m’en dissuader. En effet, dans l’affaire que vous évoquez, il est constant qu’effectivement pour avoir dressé simultanément une promesse de vente et un acte de vente au profit de deux personnes différentes sur un même immeuble non bâti, l’Etude est fautive. Mais il n’en demeure pas moins qu’en matière pénale, la faute est individuelle, personnelle. Or dans le cas d’espèce il a été clairement démontré que l’une de mes collaboratrices avait reçu l’acte de vente, tandis que l’autre recevait la promesse de vente. Les deux sont bel et bien présentes, l’une devenue notaire (Me Tchebeb) et l’autre se débrouillant quelque part dans la cité (Me Owoundi).L’acte querellé a été envoyé à l’enregistrement sans ma signature préalable et sans m’en référer(annexe1). Dès que j’ai été informé de la supercherie, j’ai immédiatement saisi la police judiciaire pour escroquerie foncière de la part du vendeur qui lui, savait bien qu’il vendait le même  terrain à deux personnes différentes (annexes II).
Monsieur le Directeur,
Ce que vous ne relevez pas curieusement dans votre article c’est que :
-Au moment où la décision de justice m’acquittant est rendue, je ne suis pas encore sénateur donc, non couvert par l’immunité que vous excipez.
-Au moment des faits Mme CHEMBOU épouse de M.CHEMBOU est juge dans la même juridiction et sa pression sur ses collègues était instante.
Enfin, en professionnel, si cet acte avait été porté à ma connaissance, je n’aurai pas accepté que M.CHEMBOU déclarât une vente de mille neuf cent trente cinq mètres carrés à trois cent mille francs(300.000 FCFA) au risque de l’exposer à des poursuites judiciaires pour dissimulation de prix(voir annexe I).
Monsieur le Directeur,
Je suis Notaire depuis 25 ans sans interruption, ma notoriété est établie. D’où vient-il subitement qu’en deux ans, le vice et la vertu aient été inversés ?
Espérant vous en avoir davantage édifié et restant à votre disposition pour toute information complémentaire,
Je vous prie d’agréer Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération distinguée et dévouée.
(é) : Me Pierre François Xavier Menye Ondo ».
« Kalara » : Où sont les preuves ?
Dans l’article intitulé : « François Xavier Menye Ondo : Immunité en jeu », le journal ‘’kalara’’ nous révèle que le « notaire s’était rendu célèbre par les nombreuses affaires de fraude et de faux en écriture dans lesquelles son Etude était impliquée », avant son entrée au SENAT. Des accusations et déclarations sans preuves jetées sur la place publique par ce journaliste  couvert  par les décrets.
Dans cette affaire de transaction foncière qu’évoque l’article, l’opposant à la succession Mewoli Christophe, représentée par Antoine Mbarga ; le journaliste susurre que « depuis que la partie civile condamnée par ailleurs, a interjeté appel, l’affaire piétine et va vers une suspension à la cour d’appel du centre, comme l’ont été d’autres, pendant tout le temps que dure le mandat du sénateur Menye ». A-t-il les preuves de ce qu’il avance ? L’auteur de l’article en arrive à la conclusion selon laquelle : « le cas de Me Menye n’est pas isolé dans l’univers judiciaire camerounais où on retrouve de nombreuses affaires dans lesquelles se cachent derrière l’immunité parlementaire pour étouffer les poursuites judiciaires ».
En un mot comme, ce journal fait du sénateur Menye, un manipulateur du pouvoir judiciaire, déniant à celle-ci, son indépendance reconnue et clamée par la constitution.
 
Christophe Bobiokono : Corrompu ou tout simplement de mauvaise foi ?
Selon nos sources, le Directeur de publication du périodique Kalara n’a pas prêté une oreille attentive aux éclairages du Notaire : « nous constatons tout simplement qu’il n’a pas publié notre mise au point. Ce qui est marrant pour un journaliste de sa trempe et de surcroît membre du conseil national de la communication et de la commission nationale des droits de l’homme et libertés »
Mardi, le correspondant d’Alwihdainfo a tenté en vain de joindre l’intéressé.
 
L’exception camerounaise
 
Au Cameroun, en dehors du quotidien gouvernemental « Cameroon Tribune » et de la « Cameroon radio television », l’ensemble des médias nationaux sont orientés vers les intrigues, mis à contribution à coût des millions devant les yeux contemplateurs  et complices du pouvoir et du conseil national de la communication.
La presse  camerounaise semble déborder ses limites dans les responsabilités qui sont les siennes : informer, former et divertir. Or les personnalités de la Républiques toute obédience confondue lui ont légué tous les pouvoirs qui font d’elle, la toute puissance au cœur de l’Etat.
« Kalara », un journal de la place, se posant la question  de savoir comment est contrôlée la justice au Cameroun, a fait des « révélations » tant sur certains acteurs que des actes qu’ils posent contre la justice de ce pays. Me Pierre François Xavier Menye Ondo, notaire établi depuis un quart de siècle, est de ceux indexés par cet organe de presse qui semble le classer au rang des manipulateurs de la justice, prenant à contre pied les chantres de ce dernier, qui en font plutôt un homme politique accompli, un homme de confiance : Comment et pourquoi soutenir l’un et l’autre versant de ce notaire parfois adoubé, et même décrié de temps à autre ?

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ces documents que Bobi a oublié
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Ismael Lawal
Correspondant d'Alwihda Info à Yaoundé, Cameroun. +237 695884015 En savoir plus sur cet auteur


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