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AFRIQUE

Congo Brazzaville : des écarts entre les prix homologués et les prix pratiqués dans les marchés


Alwihda Info | Par Arcy Ouenabio - 24 Décembre 2016 modifié le 24 Décembre 2016 - 16:18

Toucher la réalité du doigt, au lendemain de sa rencontre avec les directeurs des sociétés importatrices des produits de premières nécessités, c’est ce à quoi s’est attelé le ministre du commerce extérieur et de la consommation, Euloges Landry Kolelas, au cours de la ronde effectuée, ce 23 décembre 2016, dans quelques marchés et établissements commerciaux de Brazzaville. Mais, le constat a été amer au niveau des prix homologués et ceux pratiqués par les commerçants.


Le marché total, première étape de la ronde du ministre Kolelas
Le marché total, première étape de la ronde du ministre Kolelas
A 24 heures de la fête de la nativité, le ministre du commerce extérieur et de la consommation, Euloges Landry Kolelas, a refusé la logique des salons climatisés et préféré vivre de visu l’ambiance des marchés et des établissements commerciaux pour toucher la réalité du doigt. Une descente qui intervient 72 heures après sa rencontre avec les directeurs des sociétés importatrices des produits de premières nécessités où des garanties ont été données à la tutelle sur la disponibilité des stocks des denrées de premières nécessités pour les fêtes de fin d’année.

Ne voulant pas se limiter aux simples déclarations, le ministre du commerce extérieur et de la consommation a fait lui-même la ronde de quelques marchés et établissements commerciaux pour aller puiser à la source et voir de ses propres yeux si les instructions données au sujet de la conformité des produits aux normes de conservation de qualité et de la publicité des prix sont respectées sur le terrain.

Du marché total à Bacongo au marché Ouenzé, en passant par le Casino, le Park Shop, le super marché Mboté au centre-ville, le marché PotoPoto, le marché Moungali, le constat a été amer. Et le ministre a promis renforcer les contrôles sur le terrain, car il y a des écarts entre les « prix homologués au niveau du ministère et les prix pratiqués sur le terrain » certes « les prix sont pratiqués dans leur entièreté, mais il y a toujours des récalcitrants et surtout c’est au niveau des publicités des prix où c’est un peu mitigé… », a martelé Euloges Landry Kolelas.

Cette descente est venue à point nommé, elle intervient au moment où acheteurs et commerçants tissent du mauvais coton et partout où le ministre est passé les doléances ont été les mêmes : mévente des produits sur le marché, rareté des clients sur le marché, cherté des produits sur le marché » au marché total, les vendeurs ont fait un plaidoyer au ministre, celui de revoir à la baisse les frais mensuels de location d'espace de vente fixés par le comité du marché.

Un autre fait qui a attiré l’attention de la délégation ministérielle, au cours de la ronde, c’est l’état de délabrement dans lequel se trouve le marché Ouenzé. Le secrétaire général de la denrée « Poisson de mer » est plus qu’indigné : « Les toitures trouées que vous voyez, ce sont les stigmates de la guerre de 1997, à la sortie de cette guerre, nous avons sollicité une aide aux autorités municipales, mais jusqu’à ce jour aucune réponse nous est donnée… » Il n’a pas manqué de stigmatiser le comportement des hommes en uniformes qui, selon lui, viennent souvent racqueter les commerçants surtout étrangers.

Même si au marché Potopoto, une personne a lancé dans la foule « A quoi sert la visite du Ministre, alors que nous avons déjà fait les achats de la fête », néanmoins l’initiative d’Euloges Landry Kolelas est à féliciter, les réactions recueillis auprès des vendeurs permettra, sans doute, de susciter d’autres réflexions ou stratégies pour davantage défendre le droit du consommateur qui n’attend que les produits de meilleure qualité au meilleur prix.