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AFRIQUE

Congo-Namibie: le centre de formation des cadres de la SWAPO se mue en école d'excellence


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 23 Octobre 2014 modifié le 23 Octobre 2014 - 06:48

L’ancien centre de formation des cadres de la Swapo de Loudima pendant l’apartheid devient un institut de formation technique et professionnel. D’un cout global de 16 milliards de FCFA, cette école bilingue d’une capacité de 400 apprenants a été inaugurée, ce 22 octobre 2012 par les présidents Sassou N'Guesso du Congo et Hifikepunye Pohamba de la Namibie.


Dans le massif du chaillu a pris corps un site de 63 hectares avec une vue panoramique sur le fleuve Niari faisant partie intégrante du village Kitaka , dans le district de Loudima , département de la Bouenza. Anciennement réservé à la formation des cadres de la SWAPO pendant le temps de l’apartheid, ce centre devient aujourd’hui une école d’excellence pour promouvoir la formation d’une élite scientifique, technologique et professionnelle africaine.

Ce projet qui est la concrétisation de la décision prise par le président Sassou N’Guesso lors de sa visite d’Etat effectuée du 17 au 19 juillet 2007 à Windhoek dans sa configuration actuelle développera deux axes pédagogiques. Il s’agit notamment de la voie technologique qui permet aux apprenants de poursuivre les études dans le cycle supérieur et la voie professionnelle qui leur ouvrira la voie à la vie active.

Les enseignements seront disposés en français et en anglais, suivant les programmes congolais qui font actuellement l’objet d’une profonde révision pour être adaptés aux standards internationaux. Les filières de formations proposées vont du génie électrique, mécanique, agricole et informatique au secrétariat bureautique en passant par la menuiserie, la coiffure et la couture.

Au moment de la conclusion du projet, a dit le ministre de l’enseignement technique et professionnelle chargé de la formation qualifiante, Blaise Zoniaba, le cout du projet s’élevait à 16700 dollars USD soit environ 8 milliards 350 millions de F CFA financé parts égales par le Congo et la Namibie. Mais tenant compte des variations du taux de change dollar namibien/ dollar américain, a-t-il relevé, le projet s’est chiffré au montant total de 16 milliards de FCFA, soit environ 32 milliards de dollars us.

Des équipements adéquats

Selon la fiche technique déroulée par Blaise Zoniaba, cet institut est doté des infrastructures adéquatement pourvus en mobilier de bureau, de logement, en équipements de laboratoires et en machines pour les ateliers. On peut citer par exemple, un bloc administratif R+1et une salle polyvalente avec une capacité d’accueil de 350 personnes. A ce tableau s’ajoute ka réhabilitation d’un guest- house de 7 chambres de passage où de nombreux cadres namibiens y ont vécu.

Le site dispose également d’un total de 31 appartements pour le logement du personnel administratif et du corps enseignant. Le tout complété par un ensemble de 20 dortoirs avec une capacité d’accueil maintenue à 320 lits au lieu 640 lits pour le confort des pensionnaires. Au sujet des salles de classes, ce site en dispose 16 agencées dans 8 bâtiments en sus de 9 bâtiments faisant office d’ateliers et de 4 bâtiments réservés aux laboratoires. Les 11 bâtiments restant serviront respectivement à la bibliothèque, à l’infirmerie au réfectoire, à la ferme agricole, etc.

Une initiative appréciée à sa juste valeur

Situé à 18 km de la communauté urbaine de Loudima, le village Kitaka retrouve une vocation éducative instituée avec le centre de formation des cadres de la SWAPO. Le président namibien a eu les mots justes pour exprimer la joie qui était la sienne. « Je suis venu à Loudima non seulement pour inaugurer l’institut mais pour remercier les autorités congolaises pour leur soutien à la lutte de libération du peuple namibien… » Un avis largement partagé par son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso qui pense que ce site est un véritable symbole ; symbole de la volonté des dirigeants africains et leur peuple de bâtir une Afrique unie et prospère.

Du coté des politiques, ce projet a été apprécié à sa juste valeur. Tsaty Mabiala, député de Loudima, a pris acte de ce que le gouvernement vient de relancer un projet qui va dans le sens de l’intérêt des populations de Loudima et du Congo puis au-delà du Congo. Pour les autres, à l’instar de Ralko Donatien, senateur de la Bouenza, au sortir de cet institut, les jeunes auront le métier en main et c’est cela qui ferait que le Congo se développe. Pour sa part, le directeur général, M. Celestin Moukoki, de cet institut invite les jeunes congolais à saisir cette opportunité car les instituts bilingues, selon lui, sont une denrées rare au Congo.

En attendant la date de la rentrée scolaire qui reste encore à fixer, tout est déjà fin prêt pour recevoir la première promotion d’un effectif de 100 apprenants dont 50 congolais et 50 namibiens. Pour les congolais, ce 22 octobre a coïncidé avec la fin des épreuves du concours d’entrée avec une place de choix réservée aux élèves issus du village Kitaka. Les candidats à l’admissibilité congolais, namibiens et d’autres nationalités devront être titulaires d’un brevet. La formation est sanctionnée selon les cas par le baccalauréat technique, technologique, professionnel ou le brevet de technicien supérieur.


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