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INTERVIEW

Contingent militaire en Centrafrique : "Le Tchad reviendra sur sa décision"


Alwihda Info | Par - 10 Mai 2014 modifié le 10 Mai 2014 - 14:20

Le porte-parole de l'Alliance des ADH pour la défense des victimes tchadiennes de RCA, DIGADIMBAYE Mahamat se confie à alwihda pour réagir, suite à la décision du Conseil de sécurité qui a sanctionné les trois responsables centrafricains impliqués dans les crimes en RCA, la décision du Tchad de fermer ses frontières avec son voisin en crise et la mise en arrêt des militaires véreux au sud du Pays par le président de la République IDRISS Deby.


Interview réalisée par Mahamat Ramadane

Le porte-parole de l'Alliance des ADH pour la défense des victimes tchadiennes de RCA, DIGADIMBAYE Mahamat
Le porte-parole de l'Alliance des ADH pour la défense des victimes tchadiennes de RCA, DIGADIMBAYE Mahamat
Le porte-parole de l'Alliance des ADH pour la défense des victimes tchadiennes de RCA, DIGADIMBAYE Mahamat se confie à alwihda pour réagir, suite à la décision du Conseil de sécurité qui a sanctionné les trois responsables centrafricains impliqués dans les crimes en RCA, la décision du Tchad de fermer ses frontières avec son voisin en crise et la mise en arrêt des militaires véreux au sud du Pays par le président de la République IDRISS Deby.
 
Alwihda : Monsieur le porte-parole, quelle est votre réaction suite à la décision du Conseil de Sécurité de l’ONU de sanctionner les trois principaux auteurs de crime en RCA ?
 
DIGADIMBAYE Mahamat : Nous nous réjouissons des décisions prises par le conseil de sécurité des Nations-Unies qui serrent de plus en plus l’étau sur Nouradine Adam, l’ex président Bozizé et son complice Lévy Yakété, notamment l’interdiction de voyager et le gel de leurs avoirs. Nous avons l’impression que la communauté internationale se réveille sur la question des massacres en Centrafrique et nos efforts de voir les auteurs de crimes commis sur les paisibles citoyens tchadiens dans ce pays voisins se concrétisent. Notre souhait est que les pays membres des Nations-Unies exécutent cette décision du Conseil de Sécurité et éventuellement aller loin en élargissant la sanction sur les autres bourreaux. Évidemment, pour nous, le cas des victimes tchadiennes qui ont tout perdu, matériels comme humains, qui nous concerne le plus et espérons que la vérité sera au grand jour un jour.
 
Alwihda : Le Tchad a décidé hier de fermer ses frontières avec la RCA du fait des bandits qui écument aux frontières. Que pensez-vous de cet acte ?
 
DIGADIMBAYE Mahamat : Nous approuvons cet acte de l’Etat tchadien. Les retournés tchadiens et les réfugiés de RCA installés à la frontière sont régulièrement victimes des attaques et d’intimidation de la part des brigands venus de la République sœur. La fermeture des frontières permettra aux forces tchadiennes de sécuriser aux frontières de sécuriser les villages et villes qui abritent les refugies. Déjà, certaines autorités locales de la Centrafrique accusent le Tchad. La vérité jaillira quand les individus attaqueront certains de leurs localités et qu’elles n’auront personne à accuser. Nous espérons que, quand la situation redeviendra normale, le Tchad reviendra sur sa décision parce le peuple centrafricain et tchadien sont des frères.
 
Alwihda : Le président Deby, en visite au sud du pays, notamment à la frontière RCA, a fait arrêter certains militaires véreux selon ses termes. Qu’en dites-vous ?
 
DIGADIMBAYE Mahamat : Nous, en tant que société civile, apprécions cet acte du président d’arrêter les militaires véreux qui sont en même tant éleveurs et militaires au service de l’Etat. Ils sont les principales causes des conflits éleveurs-agriculteurs dans les régions reculées du pays. Ils font la loi sur les paisibles citoyens et les arnaquent. Selon nos réseaux sur place, la population de ces localités est très contente de la décision de chef de l’Etat et nous pouvons que l’encourager à faire plus que ça. Cela constitue une alerte pour les autres militaires qui sont dans la même situation. Il faut que ça s’arrête, les tchadiens sont fatigués de ce conflit entre éleveurs et agriculteurs, nous avons tous besoin des uns et des autres.
 
Interview réalisée par Mahamat Ramadane

Mahamat Ramadane
Journaliste-reporter Alwihda Info. Tél : +(235) 63 38 40 18 En savoir plus sur cet auteur

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