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AFRIQUE

DJIBOUTI : Droit de réponse au plumitif François Soudan du Jeune Afrique.


Alwihda Info | Par Mohamed Qayaad - 21 Novembre 2015 modifié le 21 Novembre 2015 - 17:07

En titrant « Sincérités Successives » François Soudan tente de justifier les mensonges répétés d'IOG dans le Jeune Afrique (Jeune A Fric).


Droit de réponse au plumitif François Soudan Qu’en est-il du rôle de la conscience de soi, dans sa relation à la discussion? Quel appui la discussion peut-elle recevoir de la lucidité de chacun? Quand la certitude devient arrogante, on cesse de l’écouter et elle ne provoque que la méfiance. Lorsque le sérieux nous manque, la dérision se répand et fait tâche d’huile, la communication est impossible et l’affrontement est constant. Les écrits du plumitif François Soudan roulent parfois avec la simultanéité d’une salve d’artillerie et se retrouvent pour voir en lui (l’opposant djiboutien) un personnage démoniaque, expert en communication et en double-langage. C'est naturel lorsque les fondations reposent sur la mauvaise foi, la manipulation et la tactique politicienne. Je le dis d'emblée, je ne partage pas, pour ma part, cette méfiance irraisonnée. Et pour entamer un débat, il faut commencer par comprendre ce que dit l’autre et cerner les différences. C’est l’objet de ma réaction à Jeune Afrique no 2862 du 15 au 21 Novembre 2015. Dix huit pages remplies d’inepties, de mensonges et d’infamies. Elles ne sont donc au vrai qu’une pernicieuse production, une charlatanerie monstrueuse et enfin une entreprise à sou. Combien a t elle coûté aux contribuables djiboutiens? Pas de réponse. Aucune critique , aucun commentaire, pour réclamer par les mots la tête d’un régime despotique et tyrannique. Bien au contraire ,il a développé presque systématiquement une réaction de refus des faits naturels qui sont survennus.À croire qu'il en est vraiment convaincu lui-même. Ce qui est encore pire, c’est que son texte passe sous silence la responsabilité morale du régime génocidaire. De toutes façons, ça ne change rien : un mensonge proféré à soi-même reste un mensonge. Y-a-t il parmi nous, “ les djiboutiens ”, un esprit capable de raisonner et d’arraisonner tout cet amas textuel à la dérive? Donc, le risque est grand que tout cela ne veuille rien dire. Mais le risque est tout aussi important que tout cela cherche une nouvelle fois, du coté de l’origine, en s’originant, à tout dire! “ Se risquer à ne rien-vouloir-dire, c’est entrer dans le jeu, et d’abord dans le jeu de la différence qui fait qu’aucun mot, aucun concept, aucun énoncé majeur ne viennent résumer et commander, depuis la présence théologique d’un centre, le mouvement et l’espacement textuel des différences. ”. Peut-être, y avez-vous songé? , qu’il y va avec “ l’épaulé-jeté ” d’une stratégie du pas d(e)u tout et d’une politique du ne-rien-vouloir-dire ! L’ineffable François Soudan jetterait-il par avance l’opprobre sur quiconque oserait défendre l’opposition djiboutienne? La marque d’infamie posée sur le front de la coalition USN est toute prête à resservir. Comment faire bouger les lignes?Comment donc sortir par le haut d’un débat si mal engagé ? En évitant les énumérations, sinon les amalgames. En évitant de prêter des arrière-pensées.Que penserait-on de quelqu'un qui souhaiterait disqualifier les détracteurs du despote djiboutien au motif qu'ils sont "blancs" ou " judéo-chrétiens" ? Tour de passe-passe qui, en mélangeant les situations historiques différentes, aboutit à estomper toute l’action mortifère de la propagande ioguiste! Ainsi s’ajoute à l’idée nauséabonde à la base de son projet une audace remarquable qui se vautre avec délectation dans la démesure et l’outrance aussi bien par sa forme que son fond. IOG a ainsi mis en application sa tactique révolutionnaire du mensonge systématique. Cette tactique consiste à faire toutes les promesses qu'attendent les djiboutiens sans jamais avoir eu l'intention de les tenir. Affirmer une chose tout en faisant le contraire était chez lui une habitude, voire une manière de vivre. Les djiboutiens ne savaient pas qu’ils avaient donné le pouvoir à un fanfaron. C’est qu’ils ne pouvaient pas imaginer qu’un homme puisse mentir avec autant d’aplomb dans absolument tout ce qu’il disait. Quelle cause peut-elle servir? Quelle vérité fait-elle avancer? Quel mensonge dénonce-t-elle? Quelle injustice répare-t-elle? Où est le dialogue? Où est le pseudo “accord cadre” mort né? Quel est le problème soulevé, aux djiboutiens ? Si ce n’est de bien illustrer l’ensemble des clichés véhiculés à l’encontre de l’opposition djiboutienne: terrorisme, misogynie, obscurantisme, fanatisme. Il y a ici une mise en place habituelle d'un flou malsain et empoisonneur. On provoque un brouillard chaotique cherchant à embrouiller, à paralyser la réflexion, à instaurer la confusion jusqu'au délire, occultant ainsi -consciemment ou inconsciemment- les conséquences ravageuses des négociations par la minorité mafieuse djiboutienne. IOG reste souvent flou, incertain, et comme bien souvent dans le vocabulaire politique, utilisé à des fins diverses et contradictoires. Mais la mobilisation est particulièrement forte lorsque la société se trouve dans une situation de trouble ou de ce que Durkheim appelait l'anomie. Dans les situations de crise, lorsque les individus perdent leurs repères, lorsqu'ils se sentent menacés, lorsqu'ils sont confrontés à l'incertitude, la question sécuritaire devient non seulement mobilisatrice, mais porteuse de toutes leurs angoisses et des possibilités de la gérer. Mais ce qui était étrange et décourageant, c'est que, passé la frayeur initiale, cette première proclamation solennelle d'une détermination meurtrière nouvelle déchaîna dans toute la république de Djibouti une vague de discussions et de débats non pas sur la question de la CENI , mais sur le « statut de l’opposition ». Un truc que les thuriféraires du régime ont employé depuis avec succès dans nombre d'autres questions: en menaçant de mort un pays, un peuple, un groupe humain, ils ont fait en sorte que son droit à l'existence, et non le leur, fût soudain discuté par tous - autrement dit, mis en question.N’insistons pas! Aucun scrupule dans le choix des mots,aucune honnêteté dans l’articulation de ces propos,aucune retenue dans l’énonciation d’un argumentaire aussi lourd de sens.Etes-vous (François Soudan ) seulement conscient de la portée de vos propos ? Ce qui veut dire, qu'au final, l'appareil analytique n'est qu'une sorte de prothèse théorique pour une décision complètement intuitive de la part de l'analyse. Qu'elle est effrayante et dangereuse, cette façon de verser dans l'excès et de passionner le débat avec l'intention, au fond, de l'éviter! Il serait trop facile de tout ramener à la paresse et à l'inculture des djiboutiens cher François Soudan . Somme‑nous alors dans l'impunité constructive, dans le danger absolu ou faudrait-il accomplir des gestes forts? Les compilateurs, les faux savants, les cuistres, les pédants, les « suffisants » se reconnaîtront qui, à la demande, se jettent dans l'encyclopédie, histoire de faire le tour complet du savoir à des fins d'instruction, et dans le but souvent inavoué d'épater la galerie. Ceux‑là nous les rencontrons, les faiseurs de planches aux idées courtes, les spécialistes de rien, ceux « qui jugent mal de toutes choses et le monde en juge bien » (Pascal). Vous pouvez continuer à jeter l'opprobre et à vociférer contre l’opposition djiboutienne transformée en symbole d'une réalité qu'on a peine à regarder en face et qui gêne. Vous avez pendant si longtemps été habitué à l'attitude paternaliste qui vous donnait le droit de penser pour les « djiboutiens» , notamment avec les alimentaires du régime , mais cela ne vous permet pas d'avancer des contre-vérités ou d'induire par allusion votre lecteur en erreur. Ce n’est pas une accusation, c’est un fait, et je n’ai finalement pas envie de m’attarder sur ce fait. Une personne qui sait discuter sait accrocher à la paterne du vestiaire, à l’entrée du conciliabule, son ego et ses partis-pris et entrer dans la conscience impersonnelle. C'est à cela que j'aimerais que vous répondiez de façon claire et sans essayer de déplacer le débat. Qu'il est urgent de débattre. Mais d'un débat qui n'est ni un piège, ni le théâtre de nos vanités. Je constate seulement que vos écrits vous permet de chercher à diaboliser l’opposition djiboutienne. Adepte d'un débat passionnel et passioné ou, au contraire, penseur d'un débat en paix avec les djiboutiens, François Soudan ? Vos accusations colportées consistaient pour la plupart en des répétitions et citations, sans aucune preuve matérielle . Bref , le vrai danger c'est François Soudan et tous ses compères, pseudo journalistes d'investigation, reporters idéologues ou intellectuels sectaires, qui, à longueur d'interviews, d'articles et de livres répandent le mensonge, la manipulation pour propager la peur, la suspicion et l'exclusion des citoyens djiboutiens toujours trop anti-ioguiste. Ce que je dénonce dans vos propos dangereux c’est que vous - François Soudan - présentez des préjugés sur les opposants djiboutiens comme s’il s’agissait de « vérités » prouvées. Cela n'en reste pas moins une profonde imposture. Ils sont grossièrement racistes, François Soudan veut affirmer que les opposants djiboutiens sont inhumains, immoraux etc.., ce qui constitue une injure caractérisée envers tous les djiboutiens. Vous allez probablement être capable de m’expliquer, vous qui êtes intelligent, non-raciste et imbue des idéaux humanistes, comment voulez-vous avoir un discours cohérent, quand dire "ses propos" est passible la correctionnelle au regard de la loi ? François Soudan ne me paraît pas crédible, il hurle avec les loups, il cherche à entretenir la peur et n’hésite pas à diffuser des contrevérités en faisant fi de la moindre déontologie académique. Cette dictature a jeté sur le chemin de l'exil plus d'un millier de Djiboutiens, l'exil, la douleur, l'humiliation, la souffrance; la situation est inhumaine, scandaleuse. C'est votre droit de soutenir cette dictature mais l'exercice d'un métier soit-il par conviction ou par passion ne doit en aucun occulter la souffrance quotidienne de nombreux djiboutiens qui n'ont que trop souffert. C'est à cela que j'aimerais que vous répondiez de façon claire et sans essayer de déplacer le débat. Aucun mot de compassion de François Soudan pour les victimes de ce système barbare règnant à Djibouti. Et à qui le mal parut-il jamais plus repoussant, plus détestable ?



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