Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
POINT DE VUE

Karim MECKASSOUA, Un bouc-émissaire pour toutes les extrêmes en Centrafrique !


Alwihda Info | Par Louis-Firmin KONGOUBE - 9 Mai 2016 modifié le 9 Mai 2016 - 14:47


Karim MECKASSOUA. Crédit photo : Sources
Karim MECKASSOUA. Crédit photo : Sources
En 1936, Il y a 80 ans, quand Léon Blum est devenu président du conseil du gouvernement qui restera comme celui du Front Populaire et de ses conquêtes sociales, un député d'extrême droite s'est distingué à la chambre des députés (notre Assemblée nationale d'aujourd'hui).

Nous sommes le 6 juin 1936, Léon Blum, leader de la SFIO (les socialistes de l'époque), vient de terminer son discours de politique générale.

Parmi les opposants, le député Xavier Vallat (qui fera ensuite carrière dans l'antisémitisme d'Etat de Vichy) prend la parole et dit notamment ceci :

M. Xavier Vallat : « Votre arrivée au pouvoir, monsieur le président du Conseil, est incontestablement une date historique.
Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné…
M. le Président (Edouard Herriot) : Prenez garde, monsieur Vallat.
M. Xavier Vallat : … par un Juif. »

Cette attaque d'une rare violence raciste sera assumée par Vallat et par toute la droite extrême de l'époque, sur le thème idéologique d'une France éternelle et immobile qui ne devrait être représentée que par une catégorie de Français à l'exclusion de toute autre, et notamment des minorités, endogènes ou exogènes, particulièrement, le premier bouc émissaire d'alors, les Juifs de France.

Si Louis-Firmin Kongoubé rappelle cet événement historique, c'est parce qu'il n'est en rien différent de ce que nous entendons, hélas, dans notre Centrafrique, depuis l'élection de l'Intellectuel et Ergonome Karim Meckassoua député du IIIème arrdt de Bangui à la présidence de l'assemblée nationale centrafricaine.

Aujourd'hui, des leaders d'opinions dominants, des intellectuels supposés et semi-lettrés, des forces politiques tiennent le même discours que Xavier Vallat : ces minoriphobes s'alarment qu'un élu musulman puisse les représenter tout comme, hier, les antisémites s'alarmaient qu'un juif puisse incarner la nation française.

Clarisse Bindala, à G2RC,
Nous devons leur opposer les causes communes de l'égalité qui font de l'attitude envers toutes les minorités le critère d'une démocratie vivante et authentique pour l'élan républicain nouveau en RCA.