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INTERVIEW

RCA : "Je n’ai pas peur", l'entretien exclusif avec le chef rebelle Abdoulaye Miskine


- 25 Juillet 2015 modifié le 25 Juillet 2015 - 17:18

Le chef du FDPC (Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain), Abdoulaye Miskine accorde un entretien exclusif à AFRIQUE NEWS INFO depuis Brazzaville.


RCA : "Je n’ai pas peur", l'entretien exclusif avec le chef rebelle Abdoulaye Miskine
AFRIQUE NEWS INFO : Bonjour Mon Général.

Général Abdoulaye Miskine : Bonjour Monsieur le journaliste.

ANI : Pourquoi n’avez-vous pas pris part au Forum de Bangui ?

GAM : Une semaine avant cet événement ; j’ai publié un Communiqué de Presse dans lequel je manifestai ma bonne volonté de prendre part avec mon équipe(les cadres politiques et militaires du mouvement) à ce Forum. Malheureusement, aucune invitation officielle ne nous est parvenue. Et plus pire encore, on insulte notre mouvement en nous parlant d’une place pour un si grand évènement. Un groupe politico-militaire n’est pas l’affaire d’un individu.

ANI : Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à prendre les armes ?

GAM: Permettez-moi de faire un peu d’histoire pour une meilleure compréhension.
Le 28 Mai 2001 : coup d’Etat manqué contre feu Président Patasse. Pour la manifestation de la vérité, François Bozize alors Général et Chef d’Etat-major des FACA est convoqué par la justice. Il refuse et se retire donc à la sortie nord de Bangui puis fuit vers le Tchad ou il crée une rébellion à la frontière tchado-centrafricaine. Je suis envoyé pour empêcher toute incursion de ses hommes sur le territoire centrafricain. Les 11 mois que j’ai passés à la frontière était un obstacle à la conquête du pouvoir à Bangui. Une polémique éclatait alors et pour préserver le climat de confiance entre les deux pays (Centrafrique et Tchad), les Chefs d’Etats de la CEMAC décidèrent alors que je parte au Togo et Bozize en Algerie. Ce que j’ai fait le 05 Novembre 2002.Lui non. Et la suite vous connaissez : le 15 mars 2003, il réussit son coup d’Etat. Les raisons donc pour lesquelles j’ai pris les armes en créant le FDPC sont :

1-Si moi j’ai respecté les décisions des Chefs d’Etat de la CEMAC du 02 Novembre 2002 à Libreville en partant en exil au TOGO ; pourquoi BOZIZE ne l’a pas fait ? Il y a là duplicité.

2-Le Président PATASSE, démocratiquement élu par le peuple centrafricain pour un mandat en cours a été illégalement chassé du pouvoir. Il y a injustice.

3-Pendant la progression de BOZIZE et ses hommes dont la quasi-totalité était tchadiens et soudanais « les libérateurs » (qui vont par la suite se rebeller contre lui pour non-paiement de leurs primes au combat), les populations du Nord qui ne sont pas acquises à sa cause vont payer la plus lourde tribu.

4-Quand il a pris le pouvoir, une véritable chasse à l’homme commence. Les proches de PATASSE et les membres et sympathisants du MLPC sont traqués, maltraités et humiliés ou qu’ils se trouvent.

5-Une justice des vainqueurs s’installe dans le pays. Militaire et Général de l’armée centrafricaine comme lui, ne pouvant pas supporter de pareilles injustices et humiliations et vu les points énumérés ci-haut et bien d’autres encore, j’ai décidé d’entrer en rébellion : la seule chose qui me restait à faire. C’est ainsi que le 15 Juin 2004 ; je crée le FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLECENTRAFRICAIN(FDPC).Donc le FDPC est né à cause de l’injustice persistante et pour dire non à l’illégalité et autres violations des droits.

ANI: Pourquoi les Accords de Syrte-Lybie de 2007 avec Bozizé n’ont pas réussi?

GAM: Sous l’impulsion du feu Président KADDHAFI, le FDPC a opté pour un dialogue et s’est engagé dans un processus de paix marqué par la signature d’un Accord de Paix signé à Syrte(LYBIE) le 02 Février 2007 avec le régime de BOZIZE en présence des Présidents Libyen et du Gouvernement tchadien. Le FDPC est donc le premier mouvement politico-militaire et le tout premier à signer un Accord de Paix avec le Gouvernement centrafricain. Puis, avec BOZIZE en personne dans le même avion ; je descends à Bangui. Ne respectant pas les termes de cet Accord en commençant par le poste qui me revient de droit et ceux des cadres du FDPC ; les éliminations physiques et systématiques de mes officiers ; après avoir passé 26 jours au palais présidentiel (La RENAISSANCE), j’ai compris qu’avec BOZIZE, rien ne peut marcher. C’est pourquoi, sur ma demande, le Colonel KADDHAFI envois un avion avec le Docteur MADANI, Secrétaire Général de la CEN-SAD qui est arrivé à Bangui, organise une réunion de concertation avec les autorités centrafricaines pour la décrispation de la tension, mais impossible de trouve une solution surtout que BOZIZE est résolus à ne pas faire la Paix. C’est ainsi que je repars en Lybie chez le Président KADDHAFI.

ANI: Parlez nous aussi de l’Accord du 15 Mars 2012 à Niamey au Niger entre vous, Michel Djotodia et Joachim Kokate.

GAM: Le 23 Janvier 2011, le Gouvernement centrafricain de l’époque organise des élections qui se sont déroulées dans un désordre organisé et voulu afin de faciliter des fraudes massives au profit de BOZIZE et son clan.

Pour abréger la souffrance du peuple centrafricain, Michel DJOTODIA, Joachim KOKATE et moi sommes retrouvés à Niamey(NIGER) et avons décidés de conjuguer tous nos efforts pour libérer la nation prise en otage par un clan. C’est ainsi que le 15 Mars 2012, nous scellons un Accord en créant le Front Unis pour la Renaissance de la Centrafrique(FURCA). Très tôt Joachim KOKATE un des signataires se désolidarise du groupe en s’alliant à BOZIZE. Puis, NOUREDINE Adam soutenu et financé par des Fonds obscures, avec son groupe se rapproche de Michel DJOTODIA. Ce dernier change totalement de vision et épouse l’idéologie extrémiste de Nouredine. Le peuple centrafricain devient alors la cible. Et la nébuleuse Séléka née.

ANI: Que dites-vous du rapprochement de Djotodia et Nouredine Adam avant la prise du pouvoir de la Séléka à Bangui ?

GAM: le rapprochement entre Djotodia et Nouredine Adam constitu le tournant qui conduit à la destruction et au chaos actuel de ce pays.

ANI: Parler de la naissance de la Séléka, son financement, son objectif Principal et pourquoi avez-vous refusé de continuer avec eux ?

GAM: Comme je viens de le dire ci-haut, s’est le rapprochement entre Djotodia et cet individu venu avec des fonds obscurs qui occasionna la naissance de cette coalition Séléka dont l’objectif principal serait la disparition de la laïcité et l’islamisation de la Centrafrique. Le but de la création du FURCA était d’abréger la souffrance des centrafricains et non les contraindre à changer de religion. Le projet de cette coalition Séléka étant contre le peuple centrafricain et comme je suis opposé à de pareilles idéologies ; ils ont commencé à me proférer des menaces. Sur mon téléphone satellitaire ; un des nombreux messages de menaces qu’ils m’envoient dit : « pour vous les chrétiens s’est finit ».Pour eux, je dois donc à tout prix faire partie de leur projet macabre ! En un mot ; Séléka avait presque les mêmes idéologies extrémistes que Boko haram que vous connaissez. Pour ne pas que l’histoire me rattrape ; Je me suis donc écarté.

ANI: Dès la prise de Bangui par la Séléka, quelques jours après, vos positions ont été attaqués et vous étiez blessé. Pourquoi?

GAM: Connaissant leur but et étant contre leur objectif qui est d’islamiser coûte que coûte le pays ; vivant, je serai un obstacle et donc une épine dans leurs chaussures. Il faut vite m’éliminer. C’est pourquoi une fois arrivés à Bangui le 24 Mars 2013, autorisé par Nouredine et diriger par un de ses proches, une colonne lourdement armées de nombreux mercenaires étrangers qu’ils ont payés par ces financements obscurs obtenus pour leur objectif malsain, est allée du 1er au 04 Avril 2013 attaqués mes positions à Biti(RCA) me blessant donc. Il était question de me tuer. Mais hélas.

ANI: Vous- étiez arrêté au Cameroun. De quoi vous accusais-t-on?

GAM: Une bande armée non identifiée a kidnappé un policier camerounais et repliée sur le territoire centrafricain. Les Responsables camerounais de sécurité ayant trouvée mon contact, ont sollicité mon concours pour tout mettre en œuvre en vue de sauver leur agent. Mes hommes sont entrés alors en action et ont pu faire libérer le policier camerounais otage de la bande armée.

Ce dénouement heureux a déclenché un très bon rapport entre moi et ces autorités camerounaises en charge de la sécurité. Malade, je les ai informés que je dois me rendre à Bertoua, une ville camerounaise située à environ 200 KM de la frontière centrafricaine me faire soigner. Ils ont donné leur accord et j’y suis allé. Je me loge alors à l’hôtel Le PARIS. Lors d’une banale rafle de police ce 16 Septembre 2013, je serais arrêté. Mais avec la complicité de certains hommes politiques centrafricains qui sont mes pires détracteurs et très bien positionnés au Cameroun avec de bonnes relations, je serai détenu pendant 14 mois 02 semaines sans aucun chef d’accusation.

ANI: Comment avez-vous été libéré?

GAM: Fâchés, mes hommes sur le terrain sont obligés de prendre des civils en otage pour exiger rien que ma libération et non une rançon. Mais sans succès car les autorités de Bangui ont monté des faux documents d’inculpation pour avoir mon probable extradition.

Vu les projets des autorités des deux pays à vouloir me garder sans raison en prison, les hommes du FDPC vont encore prendre malheureusement l’homme d’Eglise le Prêtre Polonais à Baboua(RCA).Notons que de toutes les personnes qui ont été arrêté par les éléments du FDPC, aucune n’a été maltraitée d’une manière quelconque. Tous les otages ont été bien traité et ils ont même témoigné.

Sous l’impulsion du Médiateur International pour la crise centrafricaine et mené par l’ancien Ministre d’Etat centrafricain Abdoul Karim MECKASSOUA, une négociation avec les autorités camerounaises et les hommes du FDPC est déclenchée et qui aboutis le 26 Novembre 2014 à la libération de tous les otages y compris le Prêtre polonais. Et le 27 Novembre dans le même avion, en compagnie du Prêtre polonais et des autorités congolais mandatés par le Président Denis SASSOU N’GUESSO, nous venons ici à Brazzaville(CONGO).

ANI: Le FDPC confirme sa présence dans la région de Baboua mais rejette la responsabilité des exactions commises dans cette région sur d’autres groupes armés. Qu’est ce qui prouve que ce n’est pas vous?

GAM: Dans le communiqué de presse du 02 juin 2015, j’ai réagi pour dénoncer les accusations selon lesquelles nos hommes font des attaques sur l’axe Bouar Garoua-boulai et Baboua-Abba -Biti(RCA).Dans ce communiqué, j’ai signalé la présence massive de groupes armées et surtout des membres de Boko-haram dans la région. Il y a même des peulhs camerounais fortement armés qui infestent la zone. Ces groupes s’affrontent constamment à nos hommes. Nous détenons des preuves irréfutables. Ces accusations ne sont donc pas fondées et donc il faut chercher les auteurs de ces actes ailleurs. La présence du FDPC dans la région ne permet pas de dire que s’est-lui l’auteur de ces exactions. D’ailleurs, nos éléments étaient à 24 KM de Baboua sur la route Beloko-Garoua boulai. Mais depuis plus de deux mois, nous les avions demandés de se retirer loin. En plus, la majorité des victimes de ces exactions sont de confessions chrétiennes et s’est à cause de pareille prise de position que la Séléka a voulu m’éliminer. Ces raisonnements sont donc absurdes.

ANI: Vos hommes avaient pris plusieurs personnes en otage pour exiger votre libération de la prison du Cameroun. N’est-ce pas cela qui fait croire que c’est le FDPC qui continu d’opérer?

GAM: Le FDPC a vu le jour précisément le 14 Juin 2004.Depuis cette date jusqu’à mon arrestation, le mouvement n’a pris personne en otage. Même au plus fort de la crise centrafricaine, nos hommes sont restés fidèles aux objectifs du mouvement en gardant leur neutralité. S’ils ont pris malheureusement des innocents en otages, s’est pour exiger la libération de leur Chef détenus illégalement et durablement sans raison. Je l’ai comprend car ils n’avaient pas d’autres issus. Je suis déjà libre ; pour qu’elles raisons vont-ils encore prendre des otages ?

Ils y a beaucoup de malins dans le Gouvernement de Transition qui font ces jeux pour rester indéfiniment à la mangeoire. Le FDPC a pris les armes pour dire non à l’illégalité et donc défendre le pays et son peuple. La preuve comme je l’ai signalé, le FDPC n’est pas comptable de la disparition de l’Etat centrafricain car n’ayant pas pris part ni de près ni de loin à toutes les exactions qui ont lieu dans le pays et dont le peuple continu d’en souffrir.

ANI: Les conducteurs centrafricains et camerounais ont arrêté de circuler à cause de l’insécurité sur ce corridor. Ils accusent les groupes armés dont le FDPC d’être à l’origine de leurs problèmes. Que comptez-vous faire pour faciliter la reprise du trafic et prouver ainsi votre innocence?

GAM: Dans les communiqués de presse du 07 et 17 Juillet 2015, j’ai fait une proposition de sécurisation de ce corridor et de la région aux forces chargées d’opérer. Escorter les véhicules n’est pas là la solution. Il faut détruire le mal à la racine. Ces bandits tendent des embuscades pour dépouiller. Quand les escortes tirent les armes, eux aussi réagissent en tirant sur les convois et les civils qui ne savent se protéger subissent les conséquences. L’essentiel est donc de patrouiller à pieds dans la brousse et de mettre hors d’état de nuire tous ces ennemis du pays. Je suis donc prêt pour prêter mon expérience en la matière aux forces conventionnelles pour alléger la souffrance de mon peuple.

ANI: Etes-vous prêt à contribuer à la réussite du processus électoral engagé surtout dans les zones sous contrôle de vos hommes?

GAM: On ne peut parler d’élections sans désarmement surtout que les armes sont entre les mains de tout le monde. Même les éleveurs mbororos dans la brousse possèdent des armes de gros calibres. La population ne peut pas aller au champ, ni à la chasse. Pour une élection réussie, il faut la sécurité des électeurs et des candidats. Aussi, les mercenaires présents dans le pays doivent être boutés de force.

ANI: Parlez-nous un peu de Jean Jacques Demafouth que vous connaissez bien.

GAM: Je sais qu’il était Avocat inscrit au Barreau de Paris et qu’il s’est mis au service du Président Patasse qui le nomma Conseiller Juridique à la Présidence de la République et Directeur du CNER puis, Président du Conseil d’Administration du SOCATEL de 1993 à 1999 avant de lui confier le Ministère de la Défense de 1999 à 2001.Il était donc Ministre de la Défense et moi Responsable de la sécurité du Président. Accusé d’avoir participé au putsch manqué du 28 Mai 2001, il serait relaxé en 2002.

ANI: Joue-t-il à un jeu très dangereux?

GAM: Monsieur Demafouth a toujours rêvé devenir Président de la République Centrafricaine. Candidat aux élections présidentielles de 2005, Bozize l’empêche de se rendre à Bangui battre campagne. Puis devient Président du groupe politico-militaire : Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie(APRD).Il se présente aux élections présidentielles de 2011 et obtient 2,79°/ des suffrages. Sa position actuelle au sommet de l’Etat lui permet de projeter tous calculs même les plus macabres pour atteindre ses fins.

ANI: Etes-vous en contact avec la Présidente de Transition?

GAM: Une seule fois lors d’un entretien téléphonique.

ANI: Etes- vous toujours en contact avec Armel Sayo?

GAM: Pas du tout.

ANI: Des attaques sont perpétrés ces derniers jours sur l’axe Baboua – Garoua boulai et c’est votre mouvement le FDPC qui est toujours accusé. Qu’en dites-vous?

GAM: Le FDPC est officiellement dans cette zone à tel point que quand quelque chose s’y produit ; s’est lui qu’on indexe. Et pourtant il y a plusieurs mouvements armés dans la contrée dont la majorité ne parlent ni nos langues locales ni la langue nationale sango. Il y a également des peulhs camerounais lourdement armés. Nous avons suffisamment de preuves de ce que nous disons. D’ailleurs, toutes les 72 heures des combats opposent nos vaillants combattants à ses étrangers. Au plus fort de la crise centrafricaine quand j’étais en prison au Cameroun, tous les médias parlaient des affrontements violents qui opposaient à Garoua-boulai les anti-balakas lourdement armés avec les forces de défense camerounais. Ou sont passés ces hommes avec les armements lourds dont il est question ? Ont-ils été déjà désarmés et réinsérés dans la société ?

Il faut noter la présence accrue des éléments de boko- haram défait au Tchad et au Nord du Cameroun et que je ne cesse d’en parler et dont personne n’en fait cas. Tous sont occupés à faire des calculs politiques de positionnement et oublies la vérité. Je crains seulement le sort de mon peuple qui est abandonné à son triste sort. L’avenir proche me donnera s’en nulle doute raison.

ANI: Quelles sont vos propositions pouvant permettre à la RCA de sortir de l’abime dans laquelle elle se trouve?

GAM: La réconciliation qui est basée sur la paix et qui dit paix, dit DDR. Donc une réconciliation sans exclusion de toutes et tous. Un problème de la mauvaise gouvernance se pose dans notre pays. Il faut y remédier pour le bonheur de tous. Les centrafricains doivent se réveiller pour la prise en main de leur propre destin. En fin, le départ sans conditions des mercenaires dans leurs pays d’origine.

ANI: Rentrerez-vous à Bangui?

GAM: C’est mon pays et nous sommes chez le Médiateur pour ça ! Je n’ai pas peur de ma sécurité car je me suis engagé dans la lutte pour la libération de mon pays. Certes il y a des risques mais ce qui est sûr, pour participer à la paix ; il faut être en vie.

ANI: Seriez-vous candidat au prochaine Election Présidentielle ?

GAM: Je ne suis pas dans l’optique de participer personnellement aux élections à venir. Mais au sein du mouvement, certains cadres peuvent prendre part aux élections présidentielles, législatives, régionales et municipales. Car nous devons être dans les organes chargés de contrôler l’exécutif. Nous nous sommes battus durant de longues années pour faire valoir nos idéaux. Et nous devons les faire qu’à travers certains organes de contrôles et de gestions.

ANI: Je vous remercie.

GAM: C’est moi qui vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer dans les colonnes de votre journal. Je souhaite longue vie à Afrique News Info. Merci beaucoup.

Propos recueillis Par Francis LINGBIMA
AFRIQUE NEWS INFO


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