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OPPOSITION

Tchad: pourquoi les politico-militaires piétinent?


Alwihda Info | Par - ҖЭBIЯ - - 16 Juillet 2008 modifié le 16 Juillet 2008 - 15:20

Une organisation politique moderne, peu importe l'idéologie qu'elle prétend défendre, se situe obligatoirement sur une linge continu qui va de l'extrême gauche à l'extrême droite et sur lequel on trouve le sommet de l'état au centre. Si nous prenons les organisations politiques tchadiennes elles se situent toutes sans exception sur l'un de deux extrêmes étant donné qu'elles ont toutes une connatation régionale. Donc si elles envisagent de diriger un jour le Tchad elles doivent s'orienter vers le centre tout en associant les composantes du Tchad afin d'élaborer un projet politique et militaire commun.


Tchad: pourquoi les politico-militaires piétinent?

Par Abdelaziz Koulamallah

Les politico-militaires piétinent dans leur strategie de renversement du régime criminel de N'djamena, quelle explication pourra t-on donner à cela ?

Une organisation politique moderne, peu importe l'idéologie qu'elle prétend défendre, se situe obligatoirement sur une linge continu qui va de l'extrême gauche à l'extrême droite et sur lequel on trouve le sommet de l'état au centre. Si nous prenons les organisations politiques tchadiennes elles se situent toutes sans exception sur l'un de deux extrêmes étant donné qu'elles ont toutes une connatation régionale. Donc si elles envisagent de diriger un jour le Tchad elles doivent s'orienter vers le centre tout en associant les composantes du Tchad afin d'élaborer un projet politique et militaire commun; c'est seulement à ce prix qu'elles veront le chemin du pouvoir parsemé des embuches se déblayer.

Les dirigeants de ces organisations ne doivent pas confondre la representativité en tant que chef de guerre à l'est du Tchad et la representativité au niveau national. Le cas du liberia est édifiant; le chef rebelle qui a défié Taylor pendant la guerre, lors des élections démocratique s'est retrouvé très loin derrière avec 1 pourcent de voix. Un autre exemple, en 1991 le dictateur Déby et certains membres du bureau exécutif du MPS pensant jouir d'une assise populaire ont organisé des élections démocratiques au niveau de la ville de N'djamena pour restructurer leurs cellules de base. Tous les candidats qu'ils ont soutenus au niveau des Cinq arondissement ont été battus par des militants du MPS que l'on appelle le plus souvent des gens non representative. Nous avons eu l'honneur de battre celui présenter au niveua du deuxième arrondissement de la ville de n'djamena. Non content de ce débacle, les membres du bureau exécutif ont tenté de revenir à la charge en voulant élir un délégué urbain à la personne de Maïné pour chapeauter les cinq délégués des arrondissement. Mal leurs en a pris car celui qui a été élu c'est celui que nous, responsables au niveua du deuxième arrodissement avons présenter et soutenu. Abakar Tolli en sait quelques choses car il avait fait le déplacement au deuxième pour solliciter notre soutien afin d'élire un de ses proches au poste de délégué à l'action civique; c'est ce que nous avons fait et son candidat a été élu. Vous comprendrez aisement que si ce n'était pas la règle démocratique Abkar Tolli n'aurait pas besoin de nous pour faire sièger un de ses proches dans une cellule du MPS. En servant d'un exemple qui nous concerne directement notre intention n'est pas de nous venter de notre inflence politique même si les faits n'en dementent pas mais de rappeler tout simplement à nos chefs de guerre que faire de la polique moderne c'est avoir un objectif à court, moins et long terme et surtout avoir des personnes permettant d'atteindre cet objectif. Confier la mission politique et militaire à n'importe qui parce qu'il est soi parent ou soi de même région cela rélève du passé. Un grand philosophe disait "la politique c'est une science sur le même point d'égalité que la médecine, il faut avoir la compétence pour la faire". Il disait aussi, laissons la charpente aux charpentiers, la médecine aux medecins et la politique aux politiciens.

Nous ne terminerons pas sans s'indigner de l'intention raciste de certains pays occidentaux et du procureur de la CPI qui vient de lancer un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar El Béchir. Nous savons tous aujourd'hui s'il devrait avoir poursuite pour génocide et crime de guerre ceux qui devront y passer c'est bien le président américain et l'ancien premier ministre Ariel charon, le premier à déclenché une guerre illégitime pour tuer des milliers des irakiens et afgans et le second a massacré aussi des milliers des palestiniens dans la ville de sabra et chatila. Pourquoi le procureur de la CPI ne lance pas un manadt d'arrêt contre eux ? Tout simplement l'un est americain et l'autre est Juif. Ce qui est encore plus surprenant dans cette affaire, la nouvelle soit annocée par le porte parole d'un pays qui ne reconnait pas la CPI à savoir les Etats Unis d'amérique. Nous sommes en droit de nous demander si l'intention de Bush et du procureur de la CPI n'etaient pas tout simplement d'affaiblir le président soudanais parce qu'il est un des fervents defenseur du panafricanisme ? En tout cas nous disons au président Omar El Bechir, tenez bon, en tant que africain, nous ne vous laisserons pas jugé par un tribunal politique et injuste créé pour juger les responsables africains insoumis. Oui, monsieur le président votre tort aujourd'hui c'est parce que vous ne voulez pas vous soummettre au présidnet Bush et surtout que vous refusiez de le laisser piller les ressources de votre pays.

Canada 16 juillet 2008
Le général Abdelaziz Koulamallah


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