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Burkina: Une vingtaine de soldats arrêtés pour avoir planifié de libérer l’ex-général putschiste Diendéré


Alwihda Info | Par - 29 Décembre 2015


Ces soldats appartenaient tous à l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) de l'ancien président Blaise Compaoré, auteur du putsch qui a déstabilisé la transition il y'a quelques semaines.


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Près d’une vingtaine de soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ancienne garde prétorienne de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, ont été arrêtés pour «leur implication présumée» dans un projet de libération du général Gilbert Diendéré, commanditaire du coup d’Etat du 16 septembre au Burkina, a appris lundi Anadolu, de source sécuritaire.

« Les soldats arrêtés sont actuellement incarcérés au camp Guillaume Ouédraogo, à Ouagadougou », selon la même source.

Des rumeurs concernant une tentative d’évasion, couraient depuis plusieurs jours dans la capitale. Il concernait l’évasion de Diendéré mais aussi celle du  général de gendarmerie Djibrill Bassolé, ex-chef de la diplomatie de Compaoré qui a été écroué à la suite d’enregistrements téléphoniques présumés entre lui et le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, en lien avec le putsch, selon des sources sécuritaires.

Dimanche soir, lors d’une conférence de presse, le  Premier ministre burkinabé Isaac Zida - dont c'était le dernier jour en tant que chef du gouvernement- avait confirmé « qu’il y avait eu des informations selon lesquelles de jeunes soldats pensaient qu’ils pouvaient se lever aller sortir le général Gilbert Diendéré et remettre en place le RSP ».

« C’est absurde ! », avait jugé le Premier ministre ajoutant que les forces de l’ordre avait déjà procédé à des interpellations de soldats qui devront répondre devant la justice « pour le simple fait d’avoir pensé que c’était possible ».

Ancien compagnon d'armes et ex bras droit de Compaoré, le général Diendéré, fait l'objet de onze chefs d'inculpation dont "crimes contre l'humanité". Près d'une soixantaine d'autres personnes - dont une vingtaine de soldats du RSP- en lien avec le putsch, ont été incarcérés à la Maison d'arrêt et de correction des armées (Maca) à Ouagadougou.

Ils risquent tous la peine capitale, selon des sources juridiques.

Après la démission forcée du Compaoré le 31 octobre 2014, puis le coup d'Etat manqué du 16 septembre dernier, le Burkina Faso semble tourner une nouvelle page de son histoire avec une élection présidentielle qui s'est déroulée dans le calme et la transparence, selon les observateurs de la scène politique burkinabé.

Le gouvernement de transition de Zida a ainsi déposé sa démission, lundi, tandis que l’investiture du nouveau président Roch Marc Christian Kaboré,  élu au premier tour (29 novembre) avec 53,46% des voix, est prévue mardi. Ce dernier avait récemment indiqué au sujet du sort des putschistes que  « la justice suivra son cours jusqu’au bout ».

Journaliste-reporter Alwihda Info. Tél : +(235) 63 38 40 18 En savoir plus sur cet auteur

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