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LITTERATURE

Grand prix des associations littéraires : le livre d'un auteur tchadien présélectionné


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 12 Janvier 2020 modifié le 12 Janvier 2020 - 18:21


Grand prix des associations littéraires : le livre d'un auteur tchadien présélectionné
La pièce de théâtre "La disgrâce du tyran" de l'auteur tchadien Jean-Bosco Manga, parrainé par l'association pour la promotion de la littérature tchadienne, a été présélectionnée parmi 66 titres en lices dans la catégorie des Belles-Lettres du Grand prix des associations littéraires (GPAL) 2019.

La course aux trophées du plus fédérateur des prix littéraires est désormais amorcée. Pour sa septième édition, le GPAL maintient le cap sur plus d’une centaine d’ouvrages présélectionnés, en plusieurs langues : français, anglais, espagnol et langues africaines, Avec 88 associations participantes, 33 pays représentés à travers le monde !

Au total, 102 livres ont été présélectionnés dans deux catégories, a annoncé dimanche le GPAL.

La finale du Grand Prix des associations littéraires déterminera ceux qui succéderont à la Britannique Helen Lackner dans la catégorie Recherche, et l'Algérienne Yasmina Khadra dans la catégorie Belles-Lettres.

Une pièce de théâtre

Le livre sous forme de théâtre, est paru aux éditions Toumaï en février 2018.

Dans cette pièce de théâtre, Jean-Bosco invite le lecteur à suivre l’inexorable et la brutale chute d’un roi despotique jusqu’à un procès qui le mènera à répondre aux graves accusations de haute trahison, crime contre l’humanité, crime économique, toutes passibles de la peine capitale.

A travers la diversité des inflexions, l'on retrouve cette qualité sans cesse majeure du ton : « Comment peut-on continuer à garder le silence devant ce règne de l’arbitraire et de la terreur quand on nous prive, avec nos femmes et nos enfants, de la jouissance des richesses communes du royaume ? Comment se taire quand ces oppresseurs osent menacer, emprisonner, torturer et liquider systématiquement et en toute impunité, toutes celles et tous ceux qui ont l’intrépidité de dénoncer cette mauvaise gouvernance ? Comment pouvons-nous accepter d’être aux yeux de nos enfants et de nos femmes des effarouchés exilés dans notre propre royaume, des hommes qui manquent d’audace, de toupet et ne peuvent jamais oser pour changer leur destin ?»

Inspiré par la situation dramatique qui touche bon nombre de pays, en particulier en Afrique, gangrenés par la gouvernance autoritaire, kleptocratique des chefs d’Etats sans scrupules, l’auteur a su composer un texte très actuel, une satire engagée et sans concessions qui ne manquera pas d’éveiller les consciences et d’ouvrir le débat sur le sort judiciaire à réserver aux tyrans.