La province du Kanem, riche d’un héritage historique et culturel, incarne un cas emblématique. Malgré son passé prestigieux, elle fait face aujourd’hui à de nombreux défis : pauvreté, infrastructures dégradées, chômage massif des jeunes et une économie stagnante. Ces maux sont souvent attribués à une gouvernance centralisée et à l’exclusion des compétences locales.
Les expériences vécues dans l’État de Borno au Nigeria témoignent de l’efficacité d’une décentralisation fondée sur un leadership local et la mobilisation des ressources endogènes. Ce modèle a permis d’amorcer une dynamique de résilience et de développement, même dans des contextes difficiles.
Le Kanem possède des ressources humaines compétentes, mais souffre d’un manque de reconnaissance et d'accompagnement. Le développement ne peut être imposé de l’extérieur ; il doit être élaboré et porté par les acteurs locaux. Une décentralisation authentique implique le transfert réel de pouvoir, des ressources adéquates, une transparence accrue et une participation citoyenne inclusive.
Le sort du Kanem dépasse l’échelle locale : il met au défi la volonté de l’État tchadien de garantir l’égalité entre ses citoyens. Un Kanem revitalisé renforcerait la cohésion nationale. Il est temps pour les élites, la jeunesse et tous les citoyens de s'engager activement. Le développement du Kanem ne peut plus attendre ; il doit être pensé, voulu et construit collectivement.
L’heure est venue d’agir, et cela nécessite un engagement véritable de toutes les parties prenantes pour transformer le Kanem en un modèle de développement durable et inclusif.
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Décentralisation et Développement : L’Appel d’Abdelkerim Mbodou Taher pour le Kanem








