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Tchad : Aimée Dolinassou dénonce des retards injustifiés dans le dossier de pension d’une veuve


Alwihda Info | Par Alwihda - 4 Janvier 2026


Face aux lenteurs administratives persistantes, Aimée Dolinassou a animé un point de presse, le samedi 03 janvier 2026, pour dénoncer les retards injustifiés et les promesses non tenues dans le traitement du dossier de pension de réversion d’une veuve à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS).


Tchad : Aimée Dolinassou dénonce des retards injustifiés dans le dossier de pension d’une veuve
Dans sa déclaration, Aimée Dolinassou a expliqué agir par devoir moral envers sa mère, veuve depuis le décès de son époux en 2022. Conformément à la réglementation en vigueur, un dossier de pension de réversion devait être traité afin que la veuve puisse bénéficier de ses droits légitimes. Pourtant, plusieurs années après, aucune solution concrète n’a été apportée.

Selon elle, après s’être renseignée sur la procédure à suivre, il lui a été demandé de solliciter une nouvelle enquête sociale auprès de la CNPS de Bongor. Cette enquête a été refaite à plusieurs reprises, sans qu’aucune avancée notable ne soit constatée. Par la suite, l’administration lui aurait indiqué que le dossier du défunt était introuvable, l’obligeant à effectuer de nombreuses démarches et déplacements, fondées sur des promesses verbales jamais concrétisées.

Épuisée par l’absence de réponses, Aimée Dolinassou a entamé une grève de la faim le 6 mars 2025, attirant l’attention des médias sur cette affaire. À la suite de cette mobilisation, le directeur des ressources humaines de la CNPS serait intervenu personnellement pour la rassurer, promettant une intégration rapide du dossier et la prise en charge exclusive de la veuve, les enfants étant écartés du processus. Une proposition acceptée de bonne foi, l’objectif principal étant de protéger une personne âgée et vulnérable.

Cependant, malgré un rendez-vous resté sans suite le 4 juin 2025 et une relance le 12 août 2025, les mêmes promesses se sont répétées, sans résultats concrets. Un avocat a ensuite été désigné pour le suivi du dossier. Celui-ci a rencontré les responsables de la CNPS et a été orienté vers le service juridique, mais là encore, aucune avancée tangible n’a été enregistrée.

Aujourd’hui, à bout de forces, la veuve aurait demandé à sa fille de porter sa voix devant l’opinion publique, se disant impuissante face à une institution pourtant chargée de la protection sociale. Selon Aimée Dolinassou, sa mère va jusqu’à envisager de renoncer à la pension, tant les démarches répétées et les promesses non tenues l’ont affectée moralement.

Elle a rappelé qu’il y a moins d’un an, le Président de la République avait instruit la CNPS et la CNRT de veiller à ce qu’aucune veuve, aucun ayant droit ni aucune personne du troisième âge ne soit maltraitée dans le traitement de leurs dossiers, déplorant que la réalité observée aille à l’encontre de ces orientations.

Pour Aimée Dolinassou, les retards injustifiés, les rendez-vous non fructueux et l’absence de suivi infligent une souffrance inutile à des personnes âgées qui manquent souvent de moyens et d’énergie pour se défendre.

« Nous ne cherchons ni confrontation ni diffamation », a-t-elle conclu, « mais simplement justice, respect des engagements et un traitement diligent d’un dossier qui n’aurait jamais dû durer aussi longtemps. »



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)