Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

Cameroun/Foumbot : Trois personnes aux arrêts en détention d'un squelette humain


Alwihda Info | Par - 30 Mai 2020

Les trois trafiquants de parties humaines ont été arrêtés le 20 mai 2020, lors d'une opération menée par la brigade de gendarmerie de Foumbot dans la région de l’Ouest du Cameroun.


Cameroun/Foumbot : Trois personnes aux arrêts en détention d'un squelette humain
Un squelette humain entier avec quelques morceaux de chair et de poils séchés a été récupéré entre les mains des trafiquants qui étaient sur le point de vendre ces restes humains. Cette arrestation est le résultat d'une enquête sur le trafic illégal d'espèces sauvages dans la région.
L'opération a été réalisée avec l'assistance technique de LAGA, une organisation non gouvernementale spécialisée dans l'application des lois sur la faune. Les suspects ont été arrêtés dans le quartier de Njindam, en possession d'un sac contenant des ossements humains. Plus particulièrement parmi les os se trouvait une tête de femme qui avait encore une coiffure «cornrow». Selon des sources proches du dossier, la dame est décédée il y a 6 mois et son cadavre a été déterré dans une localité située à environ 35 kilomètres de Foumbot, où elle a été enterrée.
Les présumés trafiquants ont quitté la ville de Kouoptamo pour celle Foumbot (département du Noun), avec des ossements humains à vendre et ont été arrêtés par des gendarmes, alors qu'ils s'apprêtaient à effectuer leur transaction illégale. Ils ont été immédiatement conduits à la brigade de gendarmerie de Foumbot. Les mêmes sources rapportent que les trafiquants voulaient vendre le squelette humain pour 30 millions de FCFA. Une enquête plus approfondie de la brigade de gendarmerie de Foumbot a conduit à l'arrestation d'une femme qui gardait le squelette. Elle a été arrêtée le 23 mai 2020 à Baigom près de Foumbot. Les enquêtes préliminaires montrent qu'il s'agit d'un réseau de trafiquants d'ossements humains.
L'un des trafiquants du réseau était un trafiquant d'espèces sauvages qui s'occupe désormais du trafic d'ossements humains. Ils ont des contacts principalement au Gabon et opèrent au sein d’un réseau. Certains déterreraient les cadavres de leurs tombes, tandis que d'autres s'attaqueraient au trafic de leurs activités illégales. Ce n'est pas une situation inédite où une enquête sur le trafic d'espèces sauvages finit par dévoiler le commerce des restes humains.
En 2012, des agents de la faune de Djoum, en collaboration avec la gendarmerie et avec l'assistance technique de LAGA, ont arrêté cinq hommes avec des parties d'éléphant et des parties du corps humain. Le trafic d'os et d'organes humains serait en augmentation dans le département du Noun, et plusieurs personnes ont récemment été arrêtées pour leur implication dans ces crimes. Un enfant a également été retrouvé vivant aux mains de ses ravisseurs, le même jour de l'arrestation des trois présumés trafiquants d'ossements par la gendarmerie.
En janvier 2020, un gang de 4 trafiquants d'ossements humains présumés a été arrêté à Koutaba (toujours dans le Noun). Ils avaient profané une tombe pour la somme de 10 millions de FCFA. Les parties du corps humain et certaines espèces sauvages sont très demandées dans la sous-région de l'Afrique centrale pour être utilisées par les occultistes qui croient avoir des pouvoirs surnaturels. Ils sont également utilisés dans les cérémonies secrètes.