AFRIQUE

Centrafrique : Qui veut affronter le Tchad et la MISCA ?


Alwihda Info | Par - 22 Octobre 2013



Michel Djotodia reçu au Palais Présidentiel par Idriss Déby. N'DJAMENA. Crédit photo : presidencetchad
N'DJAMENA (Tchad) - Groupes rebelles, milices, groupes d'auto-défense, ex-Séléka indisciplinés, faux-officiers, "ripoux", le message qui leur parvient de N'Djamena semble clair, l'usage de la force pour mettre fin à l'insécurité est désormais légitime.

Aucun leader rebelle ne s'est prononcé pour le moment sur la rencontre de N'Djamena, à croire que la nouvelle ait été accueillie avec satisfaction parmi ceux qui critiquent régulièrement le Tchad, lui imputant l'instabilité et l’accusant de cautionner des mercenaires, ce qu'à démenti le chef de la diplomatie tchadienne, Moussa Faki au micro de Rfi, deux jours auparavant.

"Les Chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de fournir un effort supplémentaire, pour atteindre la capacité opérationnelle de la MISCA. Ils exigent le déploiement de cette force sur tout le territoire centrafricain tout en lui demandant, de procéder aux désarmements et à l’éloignement, sans délais, volontaires ou forcés, du territoire centrafricain, de tous les éléments armés étrangers. A cet effet, ils décident d’apporter à la MISCA, l’appui aérien approprié", précise le communiqué final de la CEEAC.

Convoqué à la va-vite, le sommet de N'Djamena a permis de légitimer l'usage de la force pour mettre fin aux groupes armés et à l'insécurité dans tout le territoire Centrafricain. Les Chefs d’Etat et de gouvernement ont autorisé l'appui aérien, allant de l'observation, des renseignements jusqu'aux frappes aériennes contre d'éventuelles rébellions au sol.

N'Djamena a attendu son entrée au conseil de sécurité de l'ONU -chose qui ne fessait plus aucun doute- pour reprendre en main le dossier Centrafricain. La France exerce des pressions discrètement depuis plusieurs semaines auprès de Déby, acteur clé dans la crise, tout en évitant de s'afficher sur le devant de la scène. Certaines sources affirment même que c'est Paris qui aurait initié la tenue du sommet. Bien-entendu, Djotodia n'a pas manqué de remercier son homologue Déby au Palais Présidentiel pour une décision qui semble lui avoir été imposée.

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