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AFRIQUE

Denis Sassou N'Guesso à la Cop 23 à Bonn : un plaidoyer pour les écosystèmes fragiles du bassin du Congo


Alwihda Info | Par Chiris Exaucé Marsala - 17 Novembre 2017 modifié le 17 Novembre 2017 - 03:53

Le président Denis Sassou N’Guesso a plaidé pour qu'une attention soutenue soit accordée au puits de dioxyde de carbone du bassin du Congo qui constitue un espoir pour la préservation de l'humanité une fois authentifié.Cette déclaration a été faite à la tribune de la Cop 23 à Bonn, en Allemagne,où il a pris la parole, ce 16 novembre 2016


Denis Sassou N'Guesso à la Cop 23 à Bonn : un plaidoyer pour les écosystèmes fragiles du bassin du Congo
Dans une allocution d’environ 5 minutes, le président congolais a salué l’accord de Paris qui a constitué, selon lui, une avancée historique pour l’humanité tout entière. Denis Sassou N’Guesso a rappelé l’enjeu aujourd’hui, tout précisant qu’il s’agit pour la communauté internationale de persévérer dans ses « efforts pour un objectif à 1,5°C». « La nécessité d’apporter une réponse nette à cette préoccupation majeure a constitué le point d’orgue du sommet des chefs d’Etat africains, tenu en marge de la COP22, au Maroc», a-t-il rappelé.

Denis Sassou N’Guesso a révélé au monde que « des indices probants tendent à montrer l’existence d’un important puits de dioxyde de carbone dans une tourbière au cœur du Bassin du Congo, entre la République du Congo et la République Démocratique du Congo. L’authentification de cette piste pourrait ouvrir la voie à un immense espoir pour l’humanité ».

Le président conglais a ainsi sollicité solennellement l’appui technique et financier de la Communauté internationale pour la protection de cet écosystème extrêmement fragile, a-t-il estimé.

L’occasion était également indiquée pour l’initiateur du Fonds bleu pour le bassin du Congo d’expliquer la quintessence du Fonds bleu pour le Bassin du Congo. « Il m’a été confié la présidence de la commission Bassin du Congo et de l’initiative du fonds bleu pour le Bassin du Congo », a-t-il précisé, avant de rappeler que ce fonds a été porté sur ses fonds baptismaux le 9 mars 2017, à Oyo en République du Congo, quand a été signé le mémorandum d’entente pour sa création entre les pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et ceux de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

Parmi les étapes de mise en œuvre de ce projet, Denis Sassou N’Guesso a évoqué la conférence extraordinaire des ministres en charge de l’environnement et des finances des deux communautés régionales (Afrique Centrale et de l’Est) du 5 octobre dernier à Brazzaville. Cette rencontre a permis de définir les moyens d’accélérer de la mise en œuvre du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et de la Commission du Bassin du Congo.

Défenseur de la cause environnemental depuis des lustres, Denis Sassou N’Guesso a donné les motivations de l’adhésion de son pays au processus REDD+. Une adhésion qui, a-t-il déclaré traduit la volonté constante du Congo de préserver les forêts, au bénéfice de l’humanité tout entière. Il a affirmé qu’un ambitieux programme de réduction des émissions liée à la déforestation et la dégradation des forets a été mis en place au Congo. « Ce programme permettra à la République du Congo de réduire les émissions d’environs 10 millions de tonnes équivalents carbone sur 5 ans », a ajouté le chef de l’Etat congolais, avant poursuivre : le Congo consolide ses efforts dans la gestion durable des forêts, à travers la certification de 2 millions 500 milles hectares, conformément aux normes FSC.

Son vif souhait, mais aussi son espoir a été de voir les délibérations de la COP23 de Bonn combler les espoirs des millions d’hommes et des femmes, qui subissent, chaque jour à travers le Monde les effets néfastes des changements climatiques.