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Djibouti: Nouveaux accrochages entre le FRUD et l'armée gouvernementale à Hagandé


Alwihda Info | Par - 11 Octobre 2014



Le 9 et le 10 octobre 2014, une importante colonne de l'armée djiboutienne a attaqué des élements du FRUD à Hagandé prés de la palmeraie d'Allol , situé entre le lac assal et la localité de Balho (région ouest de Tadjourah). les combattants du FRUD ont opposé une forte résistance faisant fuir les assaillants, ces derniers ont appellé des renforts qui ont été acheminés en très grande nombre (300 soldats) de la capitale, du Camp Cheik Osman (CCO) commandé par le général Zakaria et du camp d'Obock. Malgrès ces renforts l'armée n'a pas pu avancer et s'est acharnée à bombarder à l'arme lourde les positions tenues par le FRUD et les environs. A l'heure où nous mettons sous presse, 2 soldats blessés ont été évacués par hélicoptère vers l'hôpital à Djibouti ville, les tensions restaient vives dans cette région enclavée. Une grande offensive de l'armée qui était en préparation depuis le mois de septembre suite à la bataille de Goda du 11 août a été revue en baisse devant les réticenses des soldats à aller combattre le FRUD. Deux douzaines de soldats ont été arrêtés, pour refus de combat. Le lieutenant Ibrahim Yacine responsable du camp de Waddi a été relevé de ses fonctions parce qu'il a refusé d' envoyer des renforts à Sismo . C'est pourquoi l’État major de l'armée essaie d' affiner sa stratégie, pour tenir compte de desertions et du refus de combat. Quelques 4OO jeunes qui ont terminé leur formation financée par la Mission de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM) au camp Mariama (à côté d'Arta dont la motié devait partir en Somalie), ont été acheminés à Assagueilla (75 KM de Tadjourah) depuis le 13 septembre, parce que les anciens sont trés réticents à l'idée de monter au front. Les garnisons de Waddi, (Obock), de Gal ela, d'Adaylou (district de Tadjourah) ont été fortement renforcées. La ville d'Obock où 300 soldats sont arrivés par bac, est coupée de l'arrière pays par un barrage militaire à Adow où toutes les sorties et rentrées de personnes et marchandises sont contrôlées. Outre le blocus économique qui n'en finit pas et qui se durcit, la répression devient la normalité et se banalise .Plus énigmatique est la présence d'au moins 5 européens parmi les militaires djiboutiens que d'aucuns avaient pensé que c'était des français, mais il s'agirait en réalité des mercenaires ukrainiens dont l'objectif ne serait autre que l'élimination pure et simple de certains cadres et responsables du FRUD. D'ailleurs selon des indiscrétions, il existerait une liste de personnes à éliminer, concoctée par certains responsables de l'Etat major de l'Armée et de la Garde Présidentielle: Abdoulkader Aden, Abdo Daoud dit Assa baxa, Ali Moussa, Houmad Mabla, Data Mahamad, Data Yussuf, Mohamed Houmed, Mohamed Keiro et Mohamed Abdoul. La présence de nouvelles recrues d'origine somalilandaise renforce la garde présidentielle au Day Parallèlement à cette offensive de l'armée djiboutienne contre le FRUD, qui a fait pour le moment pschitt, les autorités de Djibouti ont dépêché au nord, une forte délégation gouvernementale et militaire composée du premier ministre Abdoulkader Kamil, du ministre de l'intérieur et du ministre des Affaires étrangères ainsi que de trois généraux (Zakaria Ibrahim , Ali Hassan et Tahir Ali). Entre le 20 et le 30 septembre cette délégation s'est rendue dans une quinzaine de localités (GalEla Ardo, Randa, Assageila, Waddi , Indaï, Medeho, Arhomali, Alailou et à Laassa, Balho, etc ...), où elle a convoqué tous les notables et les personnes qui comptent. Partout comme un leitmotiv, les membres de la délégation ont tenu le langage de menace: accusant les habitants de ces régions de soutenir les rebelles de les nourrir , pire encore de les renseigner sur les mouvements de l'armée. Le Général Zakaria aurait même menacé de bombarder les habitants s'ils ne chassaient pas les rebelles pendant que le ministre de l'intérieur Hassan Omar proférait des menaces individuelles à Ardo contre les proches familles d'Abdo Daoud (un des responsables miltaire du FRUD) et à Obock contre de personnes soupçonnés de sympathie avec le FRUD. Selon cette délegation il n'y a pas de différence entre rebelles et civils, qui sont tous du FRUD. Deux raisons expliquent cette mobilisation sans précédente des forces armées du régime contre le FRUD; d'abord les récentes accrochages qui ont eu lieu ces derniers temps (Sismo, Goda) ont démontré la capacité de résistance des combattants du FRUD , qui a eu un impact sur le moral des troupes gouvernementales et sur la population y compris sur l'opposition politique. Face à l'impasse politique, due au fait que le président Guelleh est incapable d'une toute petite concession, et devant le refus de l'USN d'avaliser un accord au rabais , IOG veut par tous les moyens marquer des points contre le FRUD, démontrer ainsi que l'opposition politique ne peut pas compter sur la résistance armée.

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