AFRIQUE

La secte « Boko-Haram » a encore frappée l’Afrique Centrale


Alwihda Info | Par - 2 Aout 2014



Pendant que les discours politiques et diplomatiques des chefs d’Etat se succèdent, les sommets et les panels de réflexion sur le terrorisme se multiplient, et que les actes pratiques tardent à se concrétiser, la secte « Boko-Haram » prend de l’avance en planifiant et exécutant au mieux ses opérations que les Etats. Elle vient de frapper avec une facilité incroyable le pays voisin, le Cameroun. Une dizaine de personne dont la famille du vice-premier Ministre camerounais, Amadou Ali, sont kidnappés dans l’extrême nord du pays de Biya. Si les terroristes « Boko-Haram » ont la capacité de frapper avec une telle précision les Etats, c’est que leurs antennes de renseignement pour orienter et à accentuer les menaces sont plus efficaces que celles des Etats. Les membres de cette secte ont causé la mort de plus de 2000 personnes et a enlevé plus de 600 personne depuis le début de l’année 2014. 
 
La sous région d’Afrique Centrale a de souci à se faire tout en prenant au sérieux les menaces proférées par ce groupe. Les autorités en charge de la sécurité publique de ces Etats d’Afrique Centrale, doivent se faire l’idée que le phénomène de « Boko-Haram » a cessé d’être un problème nigérian mais continental. Les services de renseignement doivent conjuguer les réserves de leurs efforts et mutualiser leurs forces afin de mieux contrecarrer les opérations de la secte sinon, les citoyens innocents vont payer le pot cassé pour longtemps. L’Afrique entière espère que, ce qui se passe en ce dernier temps au Cameroun, soit le baptême de feu pour les forces françaises de Barkhane dont Hollande a fait son éloge avec une fantaisie diplomatique perceptible. Sinon, Barkhane sera un bluff français de plus en Afrique.
Journaliste-reporter Alwihda Info. Tél : +(235) 63 38 40 18 En savoir plus sur cet auteur

Dans la même rubrique :